L'horizon est dans les yeux et non dans la réalité.
Où la réalité perd ses droits, le merveilleux se détraque vite.
Quand le rêve est trop long, le réveil est brutal.
Aliénant et culpabilisant pour les femmes, le mythe de l'instinct maternel se révèle ravageur pour les enfants, et en particulier pour les fils.
La mélancolie est l'état de rêve de l'égoïsme.
Les yeux sont des témoins plus fidèles que les oreilles.
L'idée olympique, c'est à nos yeux la conception d'une forte culture musculaire appuyée d'une part sur l'esprit chevaleresque, ce que vous appelez ici si joliment le fair play et, de l'autre sur la notion esthétique sur le culte de ce qui est beau et gracieux.
Au début, tu as toujours l'image devant les yeux mais elle s'éloigne petit à petit. Puis un matin, tu te réveilles, tu vois ta vie devant toi. Puis il y a cette image en plein milieu. Et elle est belle dans le paysage. Ça s'appelle un souvenir...
La société dans laquelle on est ressemble à une espèce d'avion de ligne où tous les voyants seraient au rouge dans le cockpit et qu'à l'arrière on continue soit à boire le champagne soit éventuellement à se quereller.
Après quoi, je descendis lentement, regardant attentif autour de moi, comme pour emporter dans mes yeux l'image, toute l'image, de ces lieux que je ne devais plus jamais revoir.
Il ne faut pas peindre ce qu'on voit, il faut peindre ce qu'on sent. La ligne du dessin doit toujours être un peu la ligne du coeur... prolongée.
Un idéal n'est souvent qu'une vision flamboyante de la réalité.
Le sportif rêve son rêve, le champion le vit.
Ecrire, publier, c'est comme aimer. On plonge les yeux fermés.
Le rêve ne pense ni ne calcule ; d'une manière générale il ne juge pas : il se contente de tranformer.
Le désir et le rêve sont à la base de l'accomplissement de toutes choses.
Je peux honnêtement dire - et c'est une grande surprise pour moi - que je n'ai jamais rêvé d'être sur la lune.
Je rêve de musées comme des librairies où l'entrée serait libre, où l'on pourrait venir à n'importe quelle heure regarder une seule oeuvre, sans file d'attente, sans passe, sans flèches, et se dire « je reviendrai demain ».
Il y a toujours un rêve qui veille.
La réalité s'affronte bien facilement, lorsque disparaissent les gargouilles impitoyables de l'imagination.
La photographie contraint la réalité à n'avoir pas d'envers.
Qu'est-ce que la vie sinon l'ombre d'un rêve éphémère ?
La souveraine félicité de l'homme ici-bas est d'anticiper, si confusément que ce puisse être, la vision face-à-face de l'immobile éternité.
Un fils ne voit pas sa mère avec les yeux de tout le monde, il est même souvent le seul à voir sa beauté.
Pour un acteur, faire un film historique, c'est vivre son rêve de changer d'époque.
Il faut affronter la réalité avec une pointe d'humour ; autrement, on passe à côté.
Ce que nous accomplissons à l'intérieur modifie la réalité extérieure.
Voici comment le problème du mariage est posé : le mari attend et veut la paix, le calme plat et l'épuisement ; la femme rêve les émotions du commencement, les joies de l'âme, le mois d'avril, l'aube ! l'un veut dormir, l'autre s'éveille.
En amour, quand deux yeux se rencontrent, ils se tutoient.
L'érotisme, ce triomphe du rêve sur la nature, est le haut refuge de l'esprit de poésie, parce qu'il nie l'impossible.
Quand l'amour à vos yeux offre un choix agréable ; jeunes beautés, laissez-vous enflammer.