La mort est quelquefois un châtiment ; souvent c'est un don ; pour plus d'un, c'est une grâce.
Le nuage est sombre mais ce qui en tombe est de l'eau pure.
L'inscription que je graverais sur ma tombe ? "J'ai essayé d'y échapper mais je n'y suis pas arrivé."
Le châtiment ne vient pas de Dieu, il vient du dedans, comme celui qui ferme ses volets et qui, du même coup, est privé de la lumière du soleil.
La beauté d'une pièce d'habitation japonaise, produite uniquement par un jeu sur le degré d'opacité de l'ombre se passe de tout accessoire.
L'avenir est inconnu et source d'inquiétude : seuls les condamnés à mort sont rassurés.
Sur le désert, la nuit tombe d'un coup, comme si quelqu'un avait éteint la lumière.
À Paris et dans le monde, les terroristes qui disent que Charlie Hebdo est mort ont tort. La liberté d'expression est indestructible.
Si tu veux pouvoir supporter la vie, sois prêt à accepter la mort !
Equilibre dangereux, le mien, danger de mort d'âme. La nuit d'aujourd'hui me regarde avec torpeur, patine et glu. Je veux, au sein de cette nuit qui est plus longue que la vie, je veux, au sein de cette nuit, la vie crue et sanglante et pleine de salive.
Ce que l'imagination saisit comme beauté doit être la vérité.
Vas-y tire, on mourra tous les deux et tu gagneras. Je suis mort de toute manière, c'est écrit comme ça mais je... je viens de le comprendre.
Pour oser regarder le soleil mourir sur la mer, il faut avoir osé soi-même regarder la mort en face.
Ce qui fait la beauté de la vie, c'est sa vérité, elle existe. Et vivre, c'est suivre la vie avec sa vérité d'aimer.
Contre la mort nul ne se peut défendre.
Quel est l'auteur au monde qui vous enseignera la beauté aussi bien qu'un regard de femme ?
La beauté n'a qu'un type, la laideur en a mille. Le sublime accolé au sublime peine à faire contraste, et il faut faire une pause pour tout, même pour la beauté. La salamandre fait ressortir l'ondine ; le gnome rend plus beau l'éphèbe.
La mort est une amie pour les vivants qu'elle libère...
Que sait-on de la grâce ? C'est un désir, une tentation, une courbe élégante de l'âme. C'est indéfinissable. Un artiste la cherche toute sa vie. Il ne sait pas ce que c'est mais il la devine, il la sent.
Le fou a un point de ressemblance avec le meurtrier : il n'appartient pas à ce monde. Un véritable fanatique peut mettre à mort qui lui plaît.
Fragile beauté maternelle où tous les âges de l'homme puisent leur raison d'être.
Nous disons la mort pour simplifier, mais il y en a presque autant que de personnes.
Je n'ai plus peur de mourir. Je croyais que la mort était trop ample pour moi. Non. Elle était à ma taille.
Tout ce qui branle ne tombe pas.
Il y a une mémoire d'au-delà de la mémoire : c'est ce qui remonte à la surface grâce à ces grands coups de sonde que constituent l'acte poétique.
La mort est la seule chose au monde dont nous soyons sûrs. C'est une question de temps. Combien d'années me reste-t-il à vivre ? Je peux aller jusqu'à 90, 92 ans. Ce n'est pas moi qui décide, c'est l'Autre, là-haut.
Ô ! hypocrite courtoisie ! avec quelle délicatesse elle caresse ceux qu'elle frappe !
Chère Karen,Si tu lis cette lettre, ça veut dire que j'ai finalement eu le courage de la poster, et c'est tant mieux pour moi.Tu ne me connais pas très bien, mais une fois lancé, j'ai tendance à parler pendant des [...] â–º Lire la suite
La mort naturelle est une amie, au fond, pourvu qu'elle ne soit pas trop pressée.
Tu n'expliques rien, ô poète, mais grâce à toi tout devient explicable.
Un jour un riche damoiseau Une rivière traverse Mais ce couillon tombe dans l'eau Et se trempe les fesses ! Mille fois merci riche damoiseau !