Les voyages forment la jeunesse et renforcent le scepticisme de la vieillesse...
Le romancier n'est ni historien ni prophète : il est explorateur de l'existence.
La femme moyenne préfère avoir plus de beauté que le cerveau, car l'homme moyen peut voir mieux qu'il ne le pense.
La beauté est infiniment cruelle.
La jeunesse est le sourire de l'avenir devant un inconnu qui est lui-même.
La beauté c'est quelque chose dans le regard qui exprime l'intelligence, et l'intelligence c'est quelque chose dans le regard qui exprime la beauté.
On a dit que la beauté est une promesse de bonheur. Inversement la possibilité du plaisir peut être un commencement de beauté.
Protéger la jeunesse contre l'attraction du monde extérieur, mobiliser les cadres autour des valeurs soviétiques, c'est cela la tâche de l'intelligentsia. Si les écrivains, dont le prestige est grand en URSS, se détournent des ces tâches, s'affichent comme des représentants des modes ou des idées occidentales, c'est l'ensemble des convictions soviétiques qui en sera affaibli.
Pour faire bon usage de la vie, il faut avoir dans la jeunesse l'expérience des années avancées, et dans la vieillesse la vigueur de la jeunesse.
La vérité, comme la lumière, est aveuglante. Les mensonges, en revanche, forment un beau crépuscule qui valorise chaque objet.
La beauté est un miracle de l'instant.
L'amour, l'amitié, l'estime ne forment pas des liens aussi solides que la haine commune.
Rien ne fait plus de mal à la beauté que le désir et l'argent.
Quelle étrange illusion c'est de supposer que la beauté est la bonté.
La beauté convulsive sera érotique-voilée, explosante-fixe, magique-circonstancielle ou ne sera pas.
Un beau concours de beauté doit toujours offrir un circuit d'activités professionnelles à son titre et à sa porteuse de couronne.
Il nous faut savoir regarder pour que la beauté naisse.
En Occident la jeunesse est désemparée ; l'une des raisons de son trouble est que l'on n'exige plus assez d'elle. La jeunesse avec raison exige qu'on exige.
Les brefs étés ont souvent des printemps précoces.
Ni la rusticité de l'apparence, ni l'inélégance du langage, ni la pauvreté des vêtements ne peuvent ternir la beauté des âmes.
La gaieté de l'homme conserve la beauté de la femme.
La beauté réelle finit où commence l'expression intellectuelle. L'intelligence est, par sa nature, une sorte d'hypertrophie ; elle détruit fatalement l'harmonie d'un visage.
La jeunesse est une douleur en manque de compréhension.
De la beauté de son expression dépend la beauté d'un acte moral. Dire qu'il est beau décide déjà qu'il le sera. Reste à le prouver.
On ne peut juger de la beauté de la vie que par celle de la mort.
Aimable jeunesse suivez la tendresse, joignez aux beaux jours la douceur des Amours.
Quelques esprits sont étonnants pour garder ainsi leur simplicité primitive, de même qu'un cyprin doré d'âge patriarcal garde apparemment jusqu'à sa mort son illusion de jeunesse qui lui fait croire pouvoir nager en ligne droite au delà du bocal qui le renferme.
Les liens se forment sur une première impression qui s'appelle l'image.
Ce n'est pas la jeunesse mais la vieillesse qui n'a pas d'âge.
Une jeune branche prend les formes qu'on lui donne.
En cueillant ses pétales, vous ne saisissez pas la beauté de la fleur.