L'éducation tout entière se réduit à ces deux enseignements : apprendre à supporter l'injustice et apprendre à souffrir l'ennui.
Il faut savoir se perdre pour un temps si l'on veut apprendre quelque chose des êtres que nous ne sommes pas nous-mêmes.
La théorie doit être une observation, non une doctrine. C'est une investigation analytique de l'objet qui aboutit à sa connaissance et, appliquée à l'expérience, en l'occurrence l'histoire, entraîne la familiarité avec cet objet. Plus elle atteint ce but, plus elle passe de la forme objective d'un savoir à la forme subjective d'un pouvoir.
La connaissance théorique est un trésor dont la pratique est la clé.
Je suis attiré par l'intelligence, la créativité et la passion - et pas nécessairement le genre romantique. Je veux apprendre de quelqu'un qui est avide d'informations et de lumière et de rires et du monde entier. Quelqu'un qui célèbre ses jours et trouve l'inspiration dans ce que les autres accomplissent.
La seule chose qui interfère avec mon apprentissage est mon éducation.
Etre jeune, c'est dire oui à tout. Etre vieux, c'est apprendre à dire non.
Il vaut mieux qu'une injustice se produise plutôt que le monde soit sans loi.
Il faut avoir beaucoup de patience pour apprendre à être patient.
Quand un homme, enseignant ce qu'il ne sait pas à quelqu'un qui n'a aucune aptitude pour l'apprendre, lui donne un diplôme, ce dernier a complété son éducation d'homme comme il faut.
Même sédentaires, même carnassiers, nous ne sommes jamais que des nomades. Le monde ne nous est que prêté. Il faudrait apprendre à perdre.
Toute éducation est élévation, contrainte, épanouissement et promesse de joies. Tous les sens y contribuent ; on s'éduque autant par la bouche que par l'oeil ou l'oreille. Est-ce un hasard si ce même terme, goût, désigne le sens de la bouche et une manière de vivre ?
Le danger du succès, c'est qu'il nous fait oublier l'effroyable injustice du monde.
Il faut avoir des amis et des ennemis ; des amis pour nous apprendre notre devoir, et des ennemis pour nous obliger à le faire.
Même quand les enfants sont pressés de toucher leur part de pognon, c'est difficile de se débarrasser d'un parent encore en forme, surtout s'il a toute sa tête - il faut savoir prendre son mal en patience.
Il suffit d'un baiser pour apprendre l'amour.
La cruauté est un geste de servitude : car elle atteste que la barbarie du régime oppresseur est encore présente en nous.
Avoir connaissance d'un fait n'est pas avoir le droit de le publier. Et savoir un fait n'est pas en avoir la connaissance.
Il faut mener un homme, tout homme, jusqu'à lui-même et lui apprendre à se construire.
Toute connaissance commence par les sentiments.
Grandir, c'est apprendre le mal. Le mal est inévitable.
Notre siècle a tout appris, il n'erre plus que sur l'essentiel qui est la connaissance de l'homme.
Des ivrognes commencent des chants qu'ils ne peuvent poursuivre et s'éteignent au milieu des quolibets. Puis les porteurs ragaillardis par les verres d'anisette se glissent de nouveau sous les pièces montées, et titubant sous le faix, semblent communiquer un peu de leur ébriété aux Vierges vacillantes et aux Christs douloureux.
Si vous tenez un chat par la queue, vous apprenez des choses que vous ne pouvez pas apprendre autrement.
Notre égoïsme va si loin que nous croyons, en temps d'orage, qu'il ne tonne que pour nous.
Si nous voulons apprendre comment aimer, nous devons procéder de la même manière que pour apprendre n'importe quel autre art, à savoir la musique, la peinture, la charpenterie, ou l'art de la médecine ou de la mécanique.
N'avoir pas pitié de soi-même est le commencement de la cruauté envers autrui et le reste du monde.
On ne peut communiquer même avec la mort... C'est le plus difficile mais peut-être est-ce le sens de la vie...
Ma nature est ainsi : j'aime mieux commettre une injustice que tolérer le désordre.
La tendresse est respect et émerveillement de libre connaissance à travers la fibre de la fidélité...
Chaque fois que je fais la connaissance d'un couple, je me demande pourquoi ils vivent ensemble.