Ce qui est terrible, ce n'est pas de souffrir ni de mourir, mais de mourir en vain.
J'ai dépensé beaucoup d'argent dans la boisson, les filles et les voitures de sport. Et le reste, je l'ai gaspillé.
Etre, c'est toujours être à l'instant même et sans douter.
Je chante la joie d'errer et le plaisir d'en mourir.
Il y a une terre des hommes, et une où vivent les femmes, et entre ces deux mondes la guerre fait rage - et elle est sans fin.
Personne ne me contrôle. Je suis incontrôlable Le seul qui puisse me contrôler, c'est moi, et même parfois c'est à peine possible.
Le succès est comme la mort. Plus vous réussissez, plus les maisons dans les collines et les clôtures sont hautes.
Je me livre à toi comme j'ai envie chaque jour et chaque nuit par les mots, par les regards, par les larmes.
La famille est un ensemble de gens qui se défendent en bloc et s'attaquent en particulier.
Il faut aimer la vérité plus que soi-même et les autres plus que la vérité.
On a déclaré qu'il fallait d'abord la justice et que, pour la liberté, on verrait après ; comme si des esclaves pouvaient jamais espérer obtenir la justice.
Il n'y a pas de livre de règles, pas de bien ou de mal; il vous suffit de vous rattraper et de faire de votre mieux pour prendre soin de votre famille.
Chaque croyance est le fruit d'une histoire. Et toutes ces histoires convergent en un point : la paix, la paix éternelle.
Il y a cette différence entre un cornichon et un mari que l'un se confit dans son entier et l'autre dans sa moitié.
Un fragile qui marche va toujours plus loin qu'un fort qui reste assis. Ce moment est venu : nos résolutions sont prises. Il convient de boucler notre sac, de ne pas oublier la boussole et la carte.
La force du nombre est la plus brutale des forces, n'ayant même pas pour elle l'audace et le talent.
Seule la faiblesse de nos organes et de notre contact avec nous-mêmes nous empêche de nous apercevoir dans un monde de fées.
Je regardais au loin... Une armée d'enfants rangée en bataille. Ils étaient cependant immobiles, mais en transe. Je les voyais, non loin de moi, envoutés par le désir d'aller à la mort. Hallucinés par des champs illimités où, un jour, ils s'avanceraient, riant au soleil : ils laisseraient derrière eux les agonisants et les morts.
L'amour est un pistolet chargé et il tire pour tuer.
Il y a un nouvel Africain dans le monde. Ce nouvel Africain est prêt à mener ses propres luttes et montrer qu'après tout, l'homme noir est capable de gérer ses propres affaires.
Le mal commence avec l'indifférence et la résignation.
Moi qui ne prie pas, je le dis, et certains soirs j'en pleure pour dépasser le présent obligatoire - à travers une télévision de publicité, maintenant orientée vers l'avenir de yohourts et des automobiles.
C'est l'esprit qui mène le monde et non l'intelligence.
Si j'ai bien tout compris, le monde aurait deux problèmes d'importance : que l'un serait le cul, et que l'autre serait le fric. Moi, je me suis dit, comme tout le monde a un cul, je vais m'occuper du fric. Erreur ! En fait, le plus grave problème, c'est le cul.
Vous savez, un homme se juge toujours en fonction de l'équilibre qu'il peut établir entre les besoins de son corps et les exigences de son esprit.
L'homme a sa loi ; il se l'est faite à lui-même ; la femme n'a pas d'autre loi que la loi de l'homme. La femme est civilement mineure et moralement esclave. [...] Une réforme est nécessaire.
Les victoires sont des stimulantes et les défaites pareillement puisqu'elles promettent des revanches.
Les hommes sont comme les plantes : la douceur et le parfum du fruit proviennent du sol et de l'ensoleillement dont ils ont joui.
Elle pouvait indiquer un envoûteur qui, par image de cire bien travaillée, aiguilles plantées et conjurations prononcées, ferait oeuvre nocive sur Mahaut.
Les amours passent et meurent ; l'amour demeure et survit.
La trahison et le mépris sont source de conflit.