Ce dessin m'a pris cinq minutes, mais j'ai mis soixante ans pour y arriver.
Il m'a fallu trente-trois ans et un coup sur la tête pour mettre de l'ordre dans mes valeurs.
- Ça me rappelle le Vietnam... - Le... le Vietnam ? - Ouais, le Vietnam ! - J'étais trop jeune pour y aller mais... j'ai vu des images. - Elles sont loin du compte les images, loin d'la peur, d'la puanteur, des [...] â–º Lire la suite
La grande tristesse, c'est d'avoir eu vingt ans et de ne les avoir plus.
Durant toute les années où j'étais à Los Angeles, je me suis lancé dans le télémarketing et j'ai appris à gagner de l'argent. Cinq ans plus tard, cela m'a aidé à faire mon premier film.
Le dessin est une lutte entre la nature et l'artiste. Il ne s'agit pas pour lui de copier, mais d'interpréter.
Nos heures sont des minutes lorsque nous espérons savoir, et des siècles quand nous savons ce qui se peut apprendre.
Je suis né et j'ai grandi dans le ghetto, à l'aide sociale, à deux minutes des sans-abri.
On sait aujourd'hui que, dans la première phase de la lutte nationale, le colonialisme essaie de désamorcer la revendication nationale en faisant de l'économisme. Dès les premières revendications le colonialisme feint la compréhension en reconnaissant avec une humilité ostentatoire que le territoire souffre d'un sous-développement grave qui nécessite un effort économique et social important.
La liberté c'est pas de bénéficier des allocations chômage pour partir deux ans en vacances.
J'ai 19 ans et je me sens vieille.
Je me demande toujours : " Qu'est-ce qu'il me restera quand j'aurai 80 ans ? " C'est la profondeur qui restera.
- Mais si vous venez tous les ans pourquoi vous achetez pas une petite maison ? - Ben parce qu'après on sera obligé de venir ici tous les ans ! - Mais puisque ça fait 30 ans que vous venez ? - Oui mais là si on veut, on peut aller ailleurs ! C'est ça le camping !
La radio marque les minutes de la vie ; le journal, les heures ; le livre les jours.
- Quel âge as-tu ? - 17 ans. - Depuis combien de temps as-tu 17 ans ? - Un moment.
Avec les maisons en préfabriqué, pendant le crédit tu répares ce qui s'écroule, et au bout de quinze ans les ruines sont à toi.
- J'avais peur de ne plus jamais trouver en toi une part d'humanité, j'avais peur que tu sois effectivement ce monstre que tu fais semblant d'être quand tu es avec moi. - Qui fait semblant ici ? - Alors tue-moi ! - [...] â–º Lire la suite
[A l'école ] On apprend à participer à un monde qui, aujourd'hui on le reconnaît, est totalement déviant. Donc il faut changer ça. Je pense qu'un des grands changements qu'on pourrait faire, c'est proposer des écoles alternatives : vous aurez dans 20 ans une génération très différente, altruiste, humaniste, écologiste.
Dans la période où j'ai connu mon père il n'acceptait que des étudiants de piano avancés. Lorsque j'eus 9 ans (en 1933), il consentit pourtant à m'enseigner à partir du début.
Chez l'homme, l'âge ingrat débute à onze ans et se termine quelques secondes avant sa mort.
Sept ans que je suis sobre. Je suis vraiment reconnaissant. C'est vraiment agréable d'être présent dans ma vie.
Les révolutions font en deux jours l'ouvrage de deux mois, puis défont en deux ans l'ouvrage de deux siècles.
Entre deux personnes, l'enfance, c'est pire que trente ans de mariage.
Un bon truc pour paraître dix ans plus jeune, c'est de vieillir de dix ans quand tu dis ton âge.
À 18 ans, dix ans après Mai 68, les jeunes voulaient changer le monde, ils étaient en lutte contre la société.
J'aurai trente et un ans le prochain anniversaire. Ma jeunesse s'en est allée comme un rêve ; et je n'en ai jamais fait grand usage. Qu'ai-je fait ces trente dernières années ? Petit précieux.
- Si tu es resté ici après tes 18 ans c'est pas un hasard. - Si je suis resté ici c'est parce qu'il y avait du travail ici. C'était même plutôt intelligent de rester ici quand je pense à tous les crétins qui sont partis en ricanant, beh maintenant ils ricanent au chômage.
Si le dessin appartient au monde de l'esprit et de la couleur à celui des sens, vous devez d'abord dessiner pour cultiver l'esprit.
Je suis le seul chanteur de 93 ans et j'en suis fier.
C'est la plus belle histoire du monde. Un jours tu as dix-sept ans et tu planifies pour plus tard. Et puis tranquillement et sans s'en rendre compte... plus tard c'est aujourd'hui... puis plus tard devient hier... et c'est ta vie.
Je suis ami avec Jamel (Debbouze). Lui est très populaire. Il sort, et en cinq minutes il est cerné par une grappe de personnes. Moi, je vis une existence hyper peinarde. Les gens qui me reconnaissent me disent gentiment un [...] â–º Lire la suite