Les grands artistes n'ont pas de patrie.
Plus bas gisait la ville mutilée, de grasses volutes de fumée, comme des lambeaux de cervelle au beurre noir, s'échappant du crâne éclaté des grands immeubles, les maisons aux yeux évidées par les invisibles cuillères des bombes.
Les hommes et les poissons ont ceci en commun que les grands hommes comme les grands poissons, ont tous disparu.
En matière de vérité et de justice, il n'y a pas de différence entre les grands et les petits problèmes, car les questions concernant le traitement des personnes sont toutes les mêmes.
La critique est un parasite de la société qui n'a aucune influence ! Les critiques sont de vieux imbéciles, incapables de faire un autre métier alors que la majorité des artistes sur le retour pourraient très bien devenir critiques !
Un bon citoyen doit préférer dans ses discours le salut de la patrie à l'agrément des paroles.
Les grands auteurs n'ont écrit que pour nous élever jusqu'à eux ; mais parce que nous négligeons de les lire, ils ne font que nous dominer.
L'opposition de la poésie et des grands événements de notre temps, c'est peut-être le combat de la graine et du tonnerre.
Si nous raisonnons en fonction de ce que les grands bourgeois sont prêts à nous laisser, nous ne pourrons jamais nous en sortir. Nous faisons tourner l'économie, il nous faut exiger notre dû et ce qu'il nous faut pour vivre !
La simplicité est aux grands seigneurs.
La renommée des grands hommes devrait toujours se mesurer aux moyens dont ils ont usé pour l'acquérir.
La haine que l'on porte aux grands est, de la part du peuple, un hommage involontaire.
L'humour n'est qu'un des moyens de se défendre contre l'univers.
Chacun doit conserver et défendre sa conviction.
Et sur de grands exploits, bâtir sa renommée.
Je n'avais jamais aimé le pathos et les grands mots. J'aimais et j'aime encore contempler. La supériorité de la contemplation tient au fait qu'elle est dénuée de mots. Le silence des objets et des paysages vient à vous sans rien imposer.
La couleur surtout et peut-être plus encore que le dessin est une libération.
Il n'y a qu'un homme contre qui je dois me défendre toujours : c'est moi-même.
C'est le rythme même de ce qu'on lit et de ce qu'on ne lit pas qui fait le plaisir des grands récits : a-t-on jamais lu Proust, Balzac, Guerre et paix, mot à mot ?
Peut-être que les grands hommes, ça vient par vagues, un siècle sur deux ?
C'est qu'ils ne me sortaient plus de la tête, ces grands démons d'yeux noirs. Je les retrouvais partout. J'y pensais toujours, en travaillant, en dormant... C'était une obsession.
[A l'école ] On apprend à participer à un monde qui, aujourd'hui on le reconnaît, est totalement déviant. Donc il faut changer ça. Je pense qu'un des grands changements qu'on pourrait faire, c'est proposer des écoles alternatives : vous aurez dans 20 ans une génération très différente, altruiste, humaniste, écologiste.
Les hommes ne veulent connaître que l'histoire des grands et des rois, qui ne sert à personne.
En France, on fait de grands musées, pas de grands projets.
La mort n'est rien. Elle délivre le papillon d'une mauvaise toile d'araignée. Ce qui n'est pas tolérable, c'est le tissage qui traverse la peau et le coeur.
Le dessin est la probité de l'art.
Les plus grands naissent posthumes.
L'évidence du parfum possède une conviction irrésistible, elle pénètre en nous comme dans nos poumons l'air que nous respirons, elle nous emplit, nous remplit complètement, il n'y a pas moyen de se défendre contre elle.
L'éducation doit porter sur deux bases, la morale et la prudence : la morale, pour appuyer la vertu ; la prudence, pour vous défendre contre les vices d'autrui.
Ah ! La gloire, triste denrée. Elle se paye cher et ne se garde pas. Ne serait-elle point l'égoïsme des grands hommes, comme le bonheur est celui des sots.
Les grands esprits discutent des idées ; les esprits moyens discutent des événements ; les petits esprits discutent des gens.