Si tu ne hurles pas, personne ne croira que tu as mal.
L'art vole autour de la vérité, mais avec la volonté bien arrêtée de ne pas se brûler.
La pensée est bien la plus odieuse des propriétés de l'animal homme. Elle est nous et contre nous, puissance dérisoire et impuissance lumineuse!
Récemment, on a fait un film sur mon sujet. Je crois que certains d'entre vous l'ont vu. J'ai quelques petites choses à préciser. J'ai eu tord, à propos de ce que j'ai dit sur les chiens et les chats. La [...] â–º Lire la suite
La colère, qui désire un mal sous la raison du bien, est un péché singulier.
Le temps et le monde et la personne ne se rencontrent qu'une seule fois.
L'on est jamais bien quand on n'est pas à sa place ; et, dès qu'on en sort, on ne sait plus comment y rentrer.
J'ai commencé à voir ce que les gens étaient capables de faire. Quiconque a traversé ces années sans comprendre que l'homme produit le mal comme une abeille produit du miel, a dû être aveugle ou avoir tort dans sa tête.
Il y a des gens qui, toute leur vie, se contentent de dire : "Évidemment ! Parfaitement ! C'est horrible, admirable, extravagant, bien curieux." Par eux-mêmes ils n'ont aucune valeur, mais ils sont d'un grand secours à autrui : ils lui servent de verbes a
Un pessimiste est un optimiste bien informé.
Je fais dire aux autres ce que je ne puis si bien dire tantôt par faiblesse de mon langage, tantôt par faiblesse de mes sens. Je ne compte pas mes emprunts, je les pèse.
Il n'est pas, selon moi, de mal plus honteux que des discours artificieux.
Il n'y a personne qui ait plus d'ennemis dans le monde qu'un homme droit, fier et sensible, disposé à laisser les personnes et les choses pour ce qu'elles sont, plutôt qu'à les prendre pour ce qu'elles ne sont pas.
Entre la chair et la chemise, il faut cacher le bien qu'on fait.
Je me dis quelquefois qu'il aurait été commode d'être franc-maçon, membre de ceci ou de cela. Mais il aurait fallu que je portasse un tablier et que je feignisse de m'émerveiller devant l'initiation et les symboles. J'aurais bénéficié de solidarités [...] â–º Lire la suite
Délire laborieux et appauvrissant que de composer de vastes livres, de développer en cinq cent pages une idée que l'on peut très bien exposer oralement en quelques minutes.
L'espace est un bien commun qui doit être utile à tous. Pour nous, Européens, le modèle spatial viable n'est pas celui de l'exploitation, il est celui de l'exploration, celui qui permet d'améliorer la connaissance du monde et de l'univers.
Dans la vie, bien souvent, les responsabilités nous échappent, comme l'eau qu'on puise avec un panier percé.
Comme il est merveilleux que personne n'ait besoin d'attendre un seul instant avant de commencer à améliorer le monde.
Au fond, toute peur ne vient-elle pas directement ou non du refus de perdre son bien le plus précieux, sa propre vie ? Au fond la seule vraie peur n'est-elle pas celle de ne plus être ?
Un prêtre est moins bien équipé pour donner certains conseils qu'un psychologue, un psychiatre, un psychanalyste.
S'il y a des hommes dont le ridicule n'ait jamais paru, c'est qu'on ne l'a pas bien cherché.
Je ne suis pas vraiment préoccupé par les limites. Je ne fais que suivre ma conscience et mon coeur. Suis ton coeur. C'est ce que je fais. La compassion est quelque chose que j'ai beaucoup, parce que j'ai beaucoup souffert dans ma vie. Toute personne qui a beaucoup souffert a beaucoup de compassion.
Tant qu'on n'exerce pas le pouvoir on n'a pas idée de ce que c'est. On pense que c'est s'asseoir à son bureau, donner des ordres, ne jamais être contrarié. On imagine que c'est une facilité. Au contraire, les humiliations sont [...] â–º Lire la suite
La créativité consiste à voir ce que les autres voient et à penser ce que personne n'a jamais pensé.
Le perfectionnisme, la marque des grands. Le perfectionnisme, la douleur des grands. Car la perfection, personne ne peut l'atteindre.
Ce n'est qu'à l'âge de 37 ans que j'ai compris la grande vérité qu'il faut écrire ses propres livres et ceux de personne d'autre, et tout s'est enchaîné à partir de là.
Ne pas s'inquiéter du lendemain, oui, mais à condition de penser à aujourd'hui, de bien vivre aujourd'hui, sinon vous passerez chaque lendemain à réparer les conséquences des fautes commises la veille.
Ceux qui refusent à penser "vieillesse" vieillissent bien moins vite et plus harmonieusement que ceux pour qui leur date de naissance est une obsession.
Si vous pensez du bien de moi, il faut le dire le plus vite possible, parce que, vous savez, ça se passera.
Ceux qui sont incapables de sentir en eux-mêmes la petitesse des grandes choses sont mal préparés à discerner la grandeur des petites choses chez les autres.