N'ajoutez pas à vos maux un remède pire que le mal.
On nuit plus au progrès de l'esprit en plaçant mal les récompenses qu'en les supprimant.
Le sommeil occupe le tiers de notre vie. Il est la consolation des peines de nos journées ou la peine de leurs plaisirs ; mais je n'ai jamais éprouvé que le sommeil fût un repos.
La Gaieté a des exigences de grande dame qu'on ne sert pas avec des pattes sales et qui s'accommode assez mal d'être logée dans un intérieur mal tenu.
À l'aspect de cette multiplicité de supplices, qui n'a jamais rendu les hommes meilleurs, j'ai cherché si, dans un gouvernement sage, la peine de mort était vraiment utile ; j'ai examiné si elle était juste. Quel peut être ce droit que les hommes s'attribuent d'égorger leurs semblables ?
Il est des êtres qui ne peuvent pas supporter la réalité douloureuse et se glissent dans un monde imaginaire, se perdent dans leur rêve intérieur où le tranchant du scalpel de la douleur est émoussé, voire inexistant.
Personnellement, je suis vraiment contre la peine de mort pour plusieurs raisons.
Dieu n'a pas créé le mal. Tout comme l'obscurité est l'absence de lumière, le mal est l'absence de Dieu.
Les vampire ne peuvent pas se reproduire, mais ça fait pas de mal d'essayer.
Écrire quand on n'a pas atteint le degré zéro du dégoût devrait être passible d'une peine de prison.
Du ciel vos mouvements ont leur commencement, je ne dis pas tous ; mais supposé que je le dise, pour discerner le bien et le mal une lumière vous est donnée.
J'ai de la peine à quitter la ville parce qu'il faut me séparer de mes amis ; et de la peine à quitter la campagne parce qu'alors, il faut me séparer de moi.
Ventriloque : c'est un homme qui peut parler la bouche pleine sans être mal élevé.
Quand on cède à la peur du mal, on ressent déjà le mal de la peur.
Les adversaires de la peine de mort guillotineraient volontiers les partisans de la peine de mort.
- Tu n'oseras pas. Tu ferais pas de mal à une mouche, et encore moins à moi je suis ta petite soeur. - Ça c'est du passé, aujourd'hui t'es qu'une pétasse qui a brisé mon coeur, et qui a bousillé la robe de marié de ma mère.
Vous poussez une porte, vous croyez entrer dans un endroit familier, et à peine êtes-vous engagé dans le tambour de cette porte tournante que vous vous rendez compte, à travers les glaces rutilantes, que vous pénétrez dans un pays inconnu.
A une douleur oubliée, il n'est pas difficile de faire succéder le sentiment de la joie.
La vie est un bon sujet mal écrit.
C'est à cela que sert un système moral ; il aide à être bon quand on n'est pas très gentil de nature.
Courage... la mort fait moins mal qu'on le croit.
Le poème enseigne, il est moral et il sert s'il est bon poème.
On se donne bien de la peine et on s'impose bien des privations pour guérir le corps ; on peut bien, je pense, en faire autant pour guérir l'âme.
Cette difficulté d'être dans l'abondance démontrerait à elle seule, s'il le fallait, que la prétendue « naturalité » du désir de bien-être n'est pas si naturelle que ça -sinon les individus n'auraient pas tant de mal à s'y faire, ils sauteraient à pieds joints dans la profusion.
On est mal fait pour le mariage quand on n'a l'étoffe ni d'un despote ni d'un esclave.
On a si peu de mal à croire ceux qui nous louent.
Il vaut bien mieux supporter patiemment une douleur dont vous souffrez seule que de commettre un acte irréfléchi, dont les fâcheuses conséquences pèseraient sur toute votre famille.
A se dire tous ces petits riens qui ne valent pas la peine d'être dits, mais qui valent la peine d'être entendus.
Les jeunes auteurs d'aujourd'hui ont oublié les problèmes du coeur humain en conflit avec lui-même, qui eux seuls peuvent donner de beaux textes. Car il n'y a que cela qui mérite d'être écrit, qui mérite toute cette douleur et toute cette sueur.
Pour tendre des embuscades, il faut d'abord être sûr du terrain et des populations environnantes sous peine de voir le piège se retourner contre soi.
Vivre vaut la peine si l'on peut contribuer d'une petite manière à cette chaîne sans fin de progrès.