S'unir à l'essence universelle, se fondre en Dieu, c'est aboutir à une détermination passive de l'existence humaine, c'est se perdre dans l'océan de l'infini.
On ne «flirte » pas à l'Opéra; on crie très fort des mots incompréhensibles ; si l'on y échange des serments, c'est avec l'assentiment des trombones : logiquement, les nuances changeantes d'un sentiment doivent s'y perdre parmi tant de clameur obligée.
Il y a une chose plus triste à perdre que la vie, c'est la raison de vivre, plus triste que de perdre ses biens, c'est de perdre son espérance.
Pour réparer la perte du temps passé, il faut bien employer le présent, et ne souhaiter l'avenir que pour en faire un bon usage.
La façon de voir par la foi est de fermer l'oeil de la raison.
Si Dieu avait voulu qu'on soit courageux, pourquoi nous a-t-il donné des jambes ?
La femme a été constituée par Dieu la garde-malade de l'homme. Son dévouement ne surmonte pas le dégoût : il l'ignore.
Aujourd'hui, la plupart des chrétiens assistent au service dominical, sans savoir qu'ils célèbrent la fête du dieu Soleil.
Seul Dieu a le droit de tuer son semblable.
Pourquoi les gens qui crient plus fort que les autres nous impressionnent-ils ? Pourquoi les gens agressifs nous font-ils perdre nos moyens ?
Puis-je défendre ma mémoire contre l'oubli,Comme une seiche qui s'enfuit à perdre sang, à perdre haleine ?
On doit apprendre à écouter, et non seulement ses mots, mais son corps, sa vitesse, sa force, sa faiblesse et ses silences qui déséquilibrent ; on doit perdre un peu de soi pour se retrouver dans l'autre.
Dans les temps de peu de croyance, où les religions à force de fautes ont fini par ébranler Dieu dans l'âme humaine, le premier devoir du penseur, c'est de faire des actions affirmantes.
Raisonner sur l'amour, c'est perdre la raison.
Chiang Kai-shek croyait aux villes, à l'armement moderne, à l'aide américaine. Mao croyait aux manants armés de piques et ne comptant que sur eux-mêmes. Paysan, il ne doute pas un instant de la prise du pouvoir par une armée paysanne. Dans cette foi de roc, réside le secret de sa victoire.
Il faudra beaucoup d'indulgence à Dieu pour pardonner aux hommes d'avoir imaginé l'enfer.
Changer, c'est toujours perdre un bloc de soi. On le sent qui se détache, après un temps d'adaptation. C'est un deuil et un soulagement en même temps.
La foi est toujours belle pour qui ne l'éprouve pas.
La vérité est comme Dieu : elle ne se montre pas à visage découvert.
Les hommes oublient plus tôt la mort de leur père que la perte de leur patrimoine.
Mais en Dieu il n'y a rien de fini : en Dieu, il n'y a rien de transitoire ; en Dieu il n'y a rien qui tende vers la mort. Il s'ensuit que pour Dieu le présent n'existe pas.
Toute la théologie visant à justifier le dualisme des sexes raisonne ainsi. II faut deux créatures pour faire un créateur, sans quoi, c'est le statut et la puissance de Dieu qui sont menacés.
Pourquoi Dieu nous a t'il doté de la compassion?
Toute la vue de la foi semble réduite à bien voir qu'on ne voit rien.
Une nation qui continue année après année à dépenser plus d'argent pour la défense militaire que pour des programmes d'élévation sociale s'approche de sa perte spirituelle.
Quand on se met à parler de Dieu, ce n'est déjà plus de Dieu que l'on parle.
Les lois de la physique c'est la toile que dieu a tissée pour peindre son chef-d'oeuvre.
Que chacun aille à Dieu par le chemin qui lui plaît !
Perdre patience, c'est perdre la bataille.
On continue à s'entre-tuer pour un dieu, une rivière, la couleur de la peau. Il ne faut pas avoir la peau basanée là où il faut avoir la peau blanche, la peau blanche là où il faut l'avoir basanée, il ne faut jamais croire au dieu qui n'est pas le bon.
L'homme est un être chargé de continuer Dieu là où Dieu ne se fait plus connaître par lui-même.