Faut de la vertu, pas trop n'en faut : l'excès en tout est un défaut.
Quel est le principal but du mariage, si ce n'est d'exercer sa vertu ?
Nos vertus resteraient parfois bien incertaines si, à défaut de l'espoir d'une récompense, elles n'avaient la vanité pour soutien.
La modestie n'est une vertu que quand elle est naturelle.
L'hypocrisie peut être une forme presque héroïque de charité !
La gloire n'est que fumée, j'en conviens, mais l'homme n'est que poussière.
La gloire n'est pas de ne jamais tomber, mais de se relever chaque fois que l'on tombe.
La fausse vertu est à la portée de tout le monde. Un beau vice, non.
Les optimistes et les pessimistes ont un grand défaut qui leur est commun : ils ont peur de la vérité.
Dans une guerre, ce qui se passe, ce n'est jamais ce qu'on avait prévu. Alors ce qui compte, c'est d'avoir le moral !
La gloire est comme un cercle dans l'onde qui va toujours s'élargissant, jusqu'à ce qu'à force de s'étendre, il finisse par disparaître.
La gloire et l'honneur ne sont, je le sais, que fantômes ; le bonheur et la joie, un désir sans objet ; la vie, misère vaine, ne produit pas un fruit.
La vérité, la paix et l'harmonie, seuls principes qui peuvent conduire à la vertu ; et sans la vertu, plus d'amour entre les hommes.
La béatitude n'est pas la récompense de la vertu, mais la vertu elle-même.
La charité n'est une vertu que dans la mesure où elle est sacrifice.
L'habituel défaut de l'homme est de ne pas prévoir l'orage par beau temps.
La vraie vertu n'est pas triste et antipathique, mais aimablement joyeuse.
Le rire est une chose humaine, une vertu qui n'appartient qu'aux hommes et que Dieu, peut-être, leur a donné pour les consoler d'être intelligents.
Les acteurs n'ont qu'un défaut : ils considèrent la réalité comme une fiction et inversement.
Il n'y a point de bonheur sans courage, ni de vertu sans combat.
On n'estime ici bas que ce qui rapporte ou ce qui délecte ; et de quel profit peut nous être la vertu des femmes !
La passion est un excès de vie, un excès de lumière, impossible à étaler dans un quotidien.
Oublier ! Oublier le mal qu'on nous a fait, n'est-ce pas la meilleure preuve de charité ?
La gloire est le soleil des morts.
Ce qui d'abord est gloire à la fin est fardeau.
Il n'y a pas de gloire à la guerre. Seulement des ruines, du sang, des morts, de la destruction.
Le monde physique paraît l'ouvrage d'un être puissant et bon, qui a été obligé d'abandonner à un être malfaisant l'exécution d'une partie de son plan. Mais le monde moral paraît être le produit des caprices d'un diable devenu fou.
Lorsqu'on n'est pas conduit par l'intérêt ou par l'amour, il est difficile de ne pas l'être par l'orgueil. Croit-on avoir vaincu l'orgueil, il suit notre humilité et l'encourage à voix basse.
Ne vendez pas la vertu pour acheter la richesse, ni la liberté pour acheter le pouvoir.
La faiblesse est plus opposée à la vertu que le vice.
La gloire veut qu'on ose où le péril est grand.