Le désir est une conduite d'envoûtement.
Suicide. On ne voit rien du tombeau, des horreurs de la mort, mais on a le désir infini de se mêler à la tristesse attirante des choses.
Il y a aujourd'hui, en France, une tentation moraliste, militariste, occidentaliste qui ressemble à ce que fut le néoconservatisme aux États-Unis.
L'âme n'a point de secret que la conduite ne révèle.
Je n'ai pas su résister à la tentation. C'est la tentation qui n'a pas voulu de moi.
Ce monde en lui-même n'est pas raisonnable, c'est tout ce qu'on peut en dire. Mais ce qui est absurde, c'est la confrontation de cet irrationnel et de ce désir éperdu de clarté dont l'appel résonne au plus profond de l'homme.
L'amour n'est qu'une illusion visant à rendre plus doux le quotidien.
Disserter sur la valeur érotique du clitoris, ce "petit pénis", sur les zones érogènes, sur la sensibilité d'un vagin ou la taille d'un phallus, c'est ignorer que le corps dans son entier participe à la sexualité.
Toute conduite doit être conforme au fil à plomb.
Car le désir naît, vit et meurt, s'il n'est pas entretenu par le manque.
Le désir nous met au pied des femmes, mais, à son tour, le plaisir nous les soumet.
Je vis de mon désir de vivre.
La vie n'est-elle qu'une illusion ? Pourquoi tant de souffrance, tant de désespoir si tout finalement se réduit au néant ?
Le mondain, le casanier, le sauvage : n'est-ce pas la tripartition même du désir social ?
Tout se réduit en somme au désir et à l'absence de désir. Le reste est nuance.
Le voyage, pour moi, ce n'est pas d'arriver, c'est partir. C'est l'imprévu de la prochaine escale, c'est le désir jamais comblé de connaître sans cesse autre chose, c'est demain, éternellement demain.
C'est le désir qui crée le désirable, et le projet qui pose la fin.
L'amour est le désir d'une union durable. L'amour se veut durable. L'amour qui ne dure pas est un échec de l'amour.
Que ne peut l'amitié conduite par l'amour ?
Et si tout n'était qu'une illusion et que rien n'existait ? Dans ce cas j'ai vraiment payé trop cher pour ce tapis.
Le désir est un attrait que l'on subit, la volonté un pouvoir que l'on exerce.
C'est ça être homme ! Un grand désir et une totale impuissance...
Honneur au slogan, véritable fumier qui fait pousser le désir et transforme les hommes tranquilles en clients passionnés.
Le désir est le grand ressort providentiel de l'activité ; tout désir est une illusion, mais les choses sont ainsi disposées qu'on ne voit l'inanité du désir qu'après qu'il est assouvi.
Je ne m'occupe plus de mon pouvoir de séduction depuis des années.
Je m'intéresse au langage parce qu'il me blesse ou me séduit. C'est là, peut-être, une érotique de classe ? Mais quelle classe ?
Le refus des louanges est un désir d'être loué deux fois.
Un trop grand désir de connaissance est une faute ; et une seule faute peut engendrer tous les vices.
Le monde physique paraît l'ouvrage d'un être puissant et bon, qui a été obligé d'abandonner à un être malfaisant l'exécution d'une partie de son plan. Mais le monde moral paraît être le produit des caprices d'un diable devenu fou.
Chaque fois qu'un désir est comblé, son objet nous devient indifférent.
La femme s'est toujours réservé la part captivante de la séduction (la séductrice), lui s'est toujours retrouvé avec la part légèrement ridicule (le séducteur).