Le désir est une conduite d'envoûtement.
Chaque désir m'a plus enrichi que la possession toujours fausse de l'objet même de mon désir.
Même dans le mariage, le plaisir n'est légitime que quand le désir est partagé.
Une république est difficile à gouverner, lorsque chacun envie ou méprise l'autorité qu'il n'exerce pas.
J'avais très envie de courir le monde, je l'ai fait, j'aimais beaucoup enseigner, je l'ai fait, j'avais envie d'écrire, je l'ai fait, j'aspirais à avoir une famille, je l'ai eue. Je me considère comme très gâté.
La leçon des faits n'instruit pas l'homme prisonnier d'une croyance ou d'une formule.
J'ai toujours envié les musiciens qui me semblaient pratiquer un art supérieur au roman.
En vérité la soif de confort assassine la passion de l'âme et va en ricanant à son enterrement.
L'homme livré à lui-même doit apprendre à déjouer les pièges qui lui sont tendus : l'impatience, le découragement, l'orgueil, le désir de posséder...
Comment le désir de voir et d'aimer peut-il naître sans la protection de la connaissance, éventuellement par pure ignorance ?
Les mariages, pendant quelque temps, sont soutenus par le désir ; une journée de scènes ou de silence est équilibrée par vingt minutes de nuit.
L'âme n'a pas de secret que la conduite ne révèle.
L'impatience est une soif qu'aucune justification n'étanche.
La leçon que j'ai apprise au Caire s'applique toujours. La seule façon de traiter avec les bureaucrates est la furtivité et la violence soudaine.
Pour vous dire la vérité, vu mon âge, oui, j'ai envie de ralentir un peu le rythme. Entre les répétitions, on a joué 160 fois la pièce, j'ai tourné deux films. J'ai besoin d'un peu d'oxygène. Enchaîner tous ces projets, ça fatigue un peu quand même.
Il n'est pas de bonne pédagogie qui ne commence par éveiller le désir d'apprendre.
L'orgueil est un plaisir de la nuque. La vanité est un plaisir des reins.
Quand on fait d'une passion un métier, on n'a pas envie que cela s'arrête.
Se voir demander un autographe procure une sensation ambiguë. Il y a une satisfaction faite d'une vanité un peu grasse. La demande agace si elle est trop importante, et vexe si elle s'éteint.
La vanité est la passion dominante de l'homme.
Les partisans de M. Mitterrand ont attaché son nom au concept de génération. Mon ambition serait d'attacher le mien à celui de régénération.
Si tu veux mon avis il n'est jamais trop tard ou dans mon coeur trop tôt. Pour être ce que tu as envie d'être. Il n'y a pas de limite de temps, c'est quand tu veux. Tu peux changer ou [...] â–º Lire la suite
Je sais que... Tu ne sais pas qui tu es. Alors je vais te le dire. Tu es une héroïne. Tu as aidé ton peuple. Tu es une belle femme qui a aimé un homme laid. Qui m'a réellement... réellement [...] â–º Lire la suite
Le pauvre sans désir possède le plus grand des trésors ; il se possède lui-même. Le riche qui convoite n'est qu'un esclave misérable.
Tout ce qui est de l'ordre du charnel, du passionnel, du désir est contradictoire avec l'amour. A cause de l'aspect possessif.
J'aime à penser que je suis un modèle pour les femmes. Mais je n'ai pas envie de me limiter aux femmes. J'aime aussi à penser que je suis un modèle pour les êtres humains en général.
C'est le lien du désir à la réalité (et non sa fuite dans les formes de la représentation) qui possède une force révolutionnaire.
L'être humain n'est pas un objet à conformer au désir d'autrui.
On parle peu quand la vanité ne fait pas parler.
Le désir d'écriture, à savoir la curiosité de soi-même et du monde, est en chacun. Suffit de le réveiller.
A soixante ans on a franchi depuis longtemps le solstice d'été. Plus les jours passent et plus j'ai envie de guetter la lumière, à plus forte raison si elle s'amenuise. Rester du côté du soleil.