Serions-nous muets et cois comme des cailloux, notre passivité même serait une action.
Quel est l'objet de l'art ? Si la réalité venait frapper directement nos sens et notre conscience, si nous pouvions entrer en communication immédiate avec les choses et avec nous-mêmes, je crois bien que l'art serait inutile, ou plutôt que nous serions tous artistes, car notre âme vibrerait alors continuellement à l'unisson de la nature.
Si le péché originel n'avait pas eu lieu, nous serions certes restés dans le paradis terrestre mais avec la conscience d'un petit animal.
Conclusion ! Un livre est un fusil chargé dans la maison d'à côté. Brûlons-le. Déchargeons l'arme. Battons en brèche l'esprit humain. Qui sait qui pourrait être la cible de l'homme cultivé ?
Par ma foi, je crois que la vérité est le plus terrible projectile avec lequel on puisse nous lapider.
Il est des moments de passivité héroïque auxquels parfois même les plus vaillants se résignent.
Le génie surgit dans la brèche de l'incontrôlable, justement là où rode la folie.
Ta solitude est une longue marche qui empreinte des chemins semés d'embûches, Et à force de piétiner quelques cailloux tu finis par trébucher sur le plus gros d'entre eux.Quand viendra la main tendue vers toi pour te relever et soigner tes blessures,Tu auras compris qu'elle te montrera par où se trouve ton âme soeur.
Je veux faire une brèche dans l'univers.
Ce qui rend nos adversaires utiles, c'est qu'ils nous permettent de croire que sans eux nous serions capables d'atteindre nos objectifs.
Les êtres humains n'ont pas développé un cerveau pour se prélasser autour des lacs. Tuer est la première chose que nous avons appris. Et c'est une bonne chose, ou nous serions morts, et les tigres posséderaient la terre.
Les histoires sont la chose la plus importante au monde. Sans les histoires, nous ne serions pas humains.
Si la charité ne coûtait rien, nous serions tous philanthropes.
Quels que puissent être nos efforts, la plus longue vie bien employée ne nous permettra jamais de rendre qu'une portion imperceptible de ce que nous avons reçu. Ce ne serait pourtant qu'après une restitution complète que nous serions dignement autorisés à réclamer la réciprocité des nouveaux services. Tout droit humain est donc absurde autant qu'immoral.
Les dimanches, surtout en fin d'après-midi, et si vous êtes seul, ouvrent une brèche dans le temps. Il suffit de s'y glisser.
La passivité nous est fatale. Notre objectif est de rendre l'ennemi passif.
Comment les cailloux ont-ils appris à entrer dans les chaussures mais n'ont jamais appris à en sortir ?
Tous nous serions transformés si nous avions le courage d'être ce que nous sommes.
Si jamais les gens découvraient ce que nous avions fait, nous serions poursuivis dans la rue et lynchés.
Sans douleur et souffrance, nous ne serions rien.
Le destin ne surprend jamais ceux de la race des biens nés. Sur leur chemin, ce ne sont pas sur les cailloux de la déveine qu'ils buttent, mais sur ceux de l'avantageuse chance.
C'est avec sa propre argile qu'il faut façonner sa marmite.
L'homme qui joue au jeu de l'art se mêle de ce qui le regarde avec le risque d'ouvrir une brèche sur ce qui ne le regarde pas.
On objectera que la présence des interprètesd ôte toute spontanéité à notre expérience de la Chine. Nous entendons par leurs oreilles, nous parlons par leur bouche ; sans eux, nous serions sourds et muets; mais nous voyons par nos yeux, nous contrôlons par notre flair. Ils n'entravent pas notre liberté de mouvement.
La passivité est l'attribut majeur de la féminité.
Trois variétés de femmes : les emmerdeuses, les emmerdantes, les emmerderesses. Cette dernière catégorie comprenant celles qui amènent l'homme à la passivité totale.
Si nous renoncions à notre liberté comme prix de la sécurité, nous ne serions plus la grande nation que nous sommes.
Si les politiciens et les scientifiques étaient plus paresseux, combien nous serions tous plus heureux.
Seuls les cailloux ignorent la peur.
Je suis dans un village de Super Héros moisis... Si j'raconte ça quand j'rentre on va m'jeter des cailloux quoi.
La vie, c'est un peu comme une pièce de théâtre, dont nous serions les acteurs... et les autres, le public. Mais à la fin, on ne vient pas saluer. On meurt sur scène comme Molière.