Dans beaucoup de milieux le cinéma, et le mauvais, est devenu l'éducateur des multitudes qui ne lisent plus et ne réfléchissent plus.
Le peu de morale que je sais, je l'ai appris sur les terrains de football et les scènes de théâtre qui resteront mes vraies universités.
Le théâtre est le lieu où se rencontrent le monde visible et le monde invisible.
Dieu est mort, mais l'homme n'est pas, pour autant, devenu athée. Ce silence du transcendant, joint à la permanence du besoin religieux chez l'homme moderne, voilà la grande affaire aujourd'hui comme hier.
Un film n'est pas seulement une histoire que le cinéma vend, mais aussi une culture, un pays, un autre type de consommation. Cela, les Américains l'ont très bien compris.
Le christianisme a empoisonné Eros ; il n'en est pas mort mais il en est devenu vicieux.
Le théâtre peut être le lieu où il semble que quelque chose se passe.
Personne dans un théâtre n'a moins d'importance que l'auteur de la pièce.
La télévision n'invente rien. La seule image qu'elle ait jamais créée, c'est la neige de la fin des programmes !
Le théâtre est un art du conflit, du polémique.
Le cinéma suédois a été divisé en deux parties. Bergman d'un côté, Andersson de l'autre.
C'est cela le théâtre : c'est le désir de tous les autres.
Je parle ici, comme Algérien devenu français un moment donné, ayant perdu sa citoyenneté française, et l'ayant retrouvée. Parmi toutes les richesses culturelles que j'ai reçues, que j'ai héritées, ma culture algérienne est parmi celles qui m'ont le plus fortement soutenu.
Le théâtre : c'est un domaine où les êtres et les choses touchent enfin à la liberté.
Je tiens ce monde pour ce qu'il est : un théâtre où chacun doit jouer son rôle.
Le théâtre n'est pas une dialectique c'est une trialectique.
Le théâtre n'est pas muet comme est le ciné et n'est pas privé du geste comme le roman.
Un jour, je suis allée écouter Édith Piaf. Elle chantait sur les boulevards, au Théâtre de l'ABC. Je me souviens d'être restée collée à mon siège. Sa voix m'avait fait pleurer et les yeux et le coeur.
Pour moi, le cinéma devient grandiose quand il impose sa propre mythologie et sa propre réalité.
L'homme vrai n'a pas de sexe car il doit être son sexe. Dès que le sexe devient organe, il me devient étranger, il m'abandonne d'acquérir ainsi l'autonomie arrogante d'un objet enflé et plein de soi. Cette enflure du sexe devenu objet séparé est une sorte de castration.
Quand j'étais jeune, je croyais en trois choses: le marxisme, le pouvoir rédempteur du cinéma et la dynamite. Maintenant je crois juste en la dynamite.
Réclamons pour le cinéma le droit de n'être jugé que sur ses promesses.
Penser, ce n'est pas unifier, rendre familière l'apparence sous le visage d'un grand principe. Penser, c'est réapprendre à voir, diriger sa conscience, faire de chaque image un lieu privilégié.
Je ne connais pas un réalisateur qui ose s'attaquer aux problèmes contemporains. Pourtant, vous avez la matière.
Le cinéma est le lieu du réel et de la vie.
Un écrivain croit parler de beaucoup de choses, mais ce qu'il laisse s'il a de la chance, c'est une image de lui.
Le milieu de la chanson est un milieu très dur, on est seul sur la scène, on doit se défendre seul, contrairement au théâtre et au cinéma où on a des partenaires ...
Nous voulons de la vie au théâtre, et du théâtre dans la vie.
Je pense que les films de drogue libèrent le réalisateur pour faire des films intenses.
Le cinéma n'a jamais fait partie de l'industrie du spectacle, mais de l'industrie des cosmétiques, de l'industrie des masques, succursale elle-même de l'industrie du mensonge.
Le monde physique paraît l'ouvrage d'un être puissant et bon, qui a été obligé d'abandonner à un être malfaisant l'exécution d'une partie de son plan. Mais le monde moral paraît être le produit des caprices d'un diable devenu fou.