L'Histoire n'est qu'une histoire à dormir debout.
La faim écrase aujourd'hui le monde et ne nous permet plus à nous, si nous prétendons être des chrétiens, voire même simplement des hommes, un seul instant de repos ou de véritable bonheur. Est-ce que nous continuerons de manger trois [...] â–º Lire la suite
L'eau ne reste pas sur la montagne, ni la vengeance sur un grand coeur.
Jamais on ne pourra oublier le lieu d'un bel amour, le décor d'une joie profonde ou le contexte d'une tendresse. C'est à travers de telles histoires que la géographie devient humaine.
Le roman naît de vos passions personnelles mais il ne peut réellement prendre son essor que lorsque vous avez coupé le cordon ombilical avec votre vie et que vous commencez à interroger non pas votre vie mais la vie même.
La chance s'envole, l'esprit s'décolle, mais il nous reste la picole.
Les chances perdues font autant partie de la vie que les chances saisies, et une histoire ne peut s'attarder sur ce qui aurait pu avoir lieu.
Poser sa tête sur un oreillerEt sur cet oreiller dormirEt dormant rêverÀ des choses curieuses ou d'avenir,Rêvant croire à ce qu'on rêveEt rêvant garder la notionDe la vie qui passe sans trêveDu soir à l'aube sans rémission.
Quiconque tranche avec un couteau la gorge d'un boeuf et reste sourd aux meuglements d'effroi, quiconque est capable d'abattre de sang-froid le chevreau hurlant et mange l'oiseau qu'il a lui-même nourri, est-il encore très éloigné du crime ?
Le Roman est une Mort; Il fait de la vie un destin, du souvenir un acte utile, et de la durée un temps dirigé et significatif.
L'homme qui devient la personnification du savoir, reste fermé à tout enseignement.
Rien ne peut jamais marcher si l'on songe à tout ce qu'il faut pour que ça marche.
Ceux qui n'ont pas la même quantité de salive ne doivent pas manger de la farine ensemble.
C'est uniquement à travers le roman qu'on peut réellement découvrir les véritables aspirations d'un peuple en devenir. C'est en même temps la seule façon de comprendre ses réactions.
À manger avec le diable, la fourchette n'est jamais trop longue.
Le rugby, c'est l'histoire d'un ballon avec des copains autour et quand il n'y a plus de ballon, il reste les copains.
Avec un rien l'on fabrique une histoire énorme.
La télévision ne doit pas manger la vie, elle doit l'éclairer, l'embellir, l'enrichir. Une télévision de toutes les couleurs, pas un canon d'images.
Un éclectique est un navire qui voudrait marcher avec quatre vents.
C'est quand on a tout que le reste vous manque.
Il ne reste en France du catholicisme que le bruit des cloches.
Se servir de la guerre contre une révolte est un procédé aussi malpropre et aussi long que manger sa soupe avec un couteau.
Ce sont les parents, ou même les grands-parents, qui parlent de moi, de ce coureur qui n'a jamais gagné le Tour, qui a toujours fini deuxième, alors ça marque, cette histoire d'éternel second, les gens veulent le voir, ce Poulidor.
Chez n'importe quel homme, il reste toujours une part de gentillesse et de pureté. Ce n'est que quand il a perdu ça qu'il a tout perdu.
Lorsque la tête du serpent est coupée, le reste n'est qu'une corde.
Si vous pensez que vous êtes trop petit pour faire une différence, essayez de dormir avec un moustique.
La règle est que vous devez danser un peu le matin avant de quitter la maison car cela change votre façon de marcher dans le monde.
Les événements de la vie peuvent changer le caractère d'une personne ; le tempérament demeure, parce qu'il reste sous le contrôle des gènes qui l'ont produit.
La télévision est aussi le véhicule dématérialisé des émotions qui amplifient et motivent les actions. Chaque nouvel événement doit remplacer les précédents grâce à une charge émotionnelle plus forte.
La vie n'est pas un long événement imprévu.
Les isolés aiment manger parce que manger est de l'amour, une pauvre sorte d'amour, et recouvre le malheur.