On peut ressentir une idée comme on ressent une émotion.
Si, à ma mort, je m'aperçois que Dieu n'existe pas, je serai bien attrapé, mais je ne regretterai pas d'avoir passé ma vie à croire à l'amour.
J'aime me croire entière et logique ; je déteste me souvenir de ces eaux troubles, de ces remous qui ont empêché un moment ma vie de couler tout droit. Je sais qu'il me reste un recours : celui de l'anguille [...] â–º Lire la suite
Aucun récit de rêve ne peut rendre la sensation du rêve : ce mélange d'absurdité, de surprise et de désarroi tandis que frémit l'envie de se débattre et de se révolter, ce sentiment d'être captif de l'incroyable, qui est l'essence même des rêves.
En tant que pilote, vous devez toujours croire en votre coeur que vous avez ce qu'il faut pour gagner. Vous devez toujours croire en vous.
Quelques esprits sont étonnants pour garder ainsi leur simplicité primitive, de même qu'un cyprin doré d'âge patriarcal garde apparemment jusqu'à sa mort son illusion de jeunesse qui lui fait croire pouvoir nager en ligne droite au delà du bocal qui le renferme.
Pour faire le bonheur de son mari, il faut croire son mari et ne pas croire au bonheur.
Quant on cède à la peur du mal, on ressent déjà le mal de la peur.
Il est très étonnant que je n'aie pas encore abandonné tous mes espoirs car ils paraissent absurdes et irréalisables. Pourtant je m'y accroche, malgré tout, car je continue à croire à la bonté innée de l'homme. Il m'est absolument impossible de tout construire sur une base de mort, de misère, de confusion.
Nous avons beau les croire plus vaniteux que nous, nous croyons toujours les autres moins vaniteux qu'ils ne sont.
Plaisir : sensation d'un accroissement de puissance.
Je ne suis pas un homme de réflexion, je fonctionne aux sentiments et mes sentiments vont aux estropiés, aux torturés, aux damnés, aux égarés, non par compassion mais par fraternité, parce que je suis l'un des leurs, perdu, paumé, indécent, [...] â–º Lire la suite
Les préjugés sont comme un cheveu sur la joue. Vous ne pouvez le voir, vous ne pouvez le toucher, mais vous essayez toujours de l'enlever car c'est une sensation irritante.
La joie de croire que l'on rencontre chez certains a quelque chose parfois de contagieux.
La plupart des écrivains font leurs livres chiants pour faire croire qu'ils sont longs.
Comment peut-on croire à ce que l'on crée alors que la publicité donne aux personnages tellement plus de réalité qu'on ne pourrait le rêver ?
Le bonheur ? Une sensation spontanée qui ne résiste (hélas) pas à la réflexion.
Se sentir vivant - entièrement vivant - est rare. La joie est la seule sensation humaine qui nous totalise.
La Littérature ne commence que devant l'innommable, face à la perception d'un ailleurs étranger au langage même qui le cherche.
La véritable maturité va toujours de pair avec une profonde compassion pour le monde, pour les gens.
Ce n'est pas parce que les autres sont morts que notre affection pour eux s'affaiblit, c'est parce que nous mourrons nous-mêmes.
La punition du menteur est de ne pouvoir croire personne.
La grande tactique des femmes est de faire croire qu'elles aiment quand elles n'aiment pas, et lorsqu'elles aiment, de le dissimuler.
Le doute agace prodigieusement. Le monde aime mieux des moitiés de certitudes et croire à n'importe quoi.
Ce que nous avons tous en commun est une appréciation de la gentillesse et de la compassion ; toutes les religions ont cela. Nous penchons tous vers l'amour.
Vous avez tord de croire que la joie de vivre tient principalement aux rapports humains, vous vous trompez. Dieu en a mis dans tout ce qui nous entoure, on en trouve dans chaque détail, chaque petite chose de la vie quotidienne. Pour percevoir ces choses là, il suffirait de changer de point de vue.
Comment croire à Dieu qui, depuis le temps, n'a même pas le téléphone ?
- Vous voulez prier avec moi ? J'ai déjà fait une prière avec les autres, ça ne peut être que bénéfique ! - Ça rime a rien ! - Quand on ne croit pas en dieu, ça ne veut pas dire que dieu [...] â–º Lire la suite
Ta lettre m'a rempli d'une émotion mélancolique dont je te saurai toujours gré. Car ma vie tout entière m'y était donnée en une sorte d'éblouissement. Et rien n'est aussi exaltant pour une créature que de sentir en soi tout son destin.
La réalité est une chose mystérieuse et fluctuante, car la perception que nous en avons ne reste jamais la même.
C'est l'inconnu qui me fait ressentir le plus vulnérable.