L'homme masque le monde.
Je suis venu jusqu'ici, j'ai traversé le monde pour une phrase. Papa, je t'aime.
Chaque génération, sans doute, se croit vouée à refaire le monde. La mienne sait pourtant qu'elle ne le refera pas. Mais sa tâche est peut-être plus grande. Elle consiste à empêcher que le monde se défasse.
Un monde qui ne peut pas être aimé à en mourir - de la même façon qu'un homme aime une femme - représente seulement l'intérêt et l'obligation au travail.
Le monde ne peut jamais pardonner à ceux qui ne sont coupables de rien.
Notre philosophie ? Thèse, antithèse, charentaises.
Chaque homme qui se met à l'écart et qui semble sujet à l'affliction est pourtant un homme en qui s'éveille un principe. L'autonomie doit commencer par être affectée. Toute morale débute en étant affectée -- Elle exige une affectation. Tout commencement est maladroit.
Dieu n'est pas bon non plus. Il suffit de jeter un coup d'oeil sur le monde pour se rendre à l'évidence. C'est la contradiction entre cette évidence et le bon Dieu vanté par des propagandistes puérils qui multiplie les incroyants.
On juge une chemise à son col et un homme à sa chemise.
Ce monde sans mansuétude dont la loi suprême semble être une loi de rançons.
Rien n'est plus doux au coeur d'un homme que le ravissement de la femme qu'il aime, qui l'aime, et la mine attentive qu'elle prend à chacune de ses paroles, d'autant plus émue et intérieurement grisée qu'elle ne sait pas ce qu'il lui dit.
Si vous regardez une grande photographie de mode hors de son contexte, elle vous en dira autant sur ce qui se passe dans le monde qu'un titre du New York Times.
Un homme en colère est un homme qui n'a pas su dire non et éprouve, en plus, le remords de ne pas l'avoir fait.
Rien de si aisé que d'être bien avec un homme qu'on ne voit qu'une fois par mois.
Il n'y a au monde que deux manières de s'élever, ou par sa propre industrie, ou par l'imbécillité des autres.
J'ai vécu caché de tous pendant plus d'un siècle, à l'ombre des ténèbres, seul au monde, jusqu'à aujourd'hui. Je suis un vampire. Et voici mon histoire.
Le masque tombe, l'homme reste, et le héros s'évanouit.
L'opium du peuple dans le monde actuel n'est peut-être pas tant la religion que l'ennemi accepté... Un tel monde est à la merci, il faut le savoir, de ceux qui fournissent un semblant d'issue à l'ennui. La vie humaine aspire aux passions et retrouve ses exigences.
Le monde est un théâtre où les pires gens ont les meilleurs places.
Nous appelons désintéressé tout homme à qui l'intérêt de sa gloire est plus précieux que celui de la fortune.
Dans un monde où, en quelques semaines, on peut lancer une campagne militaire de plusieurs millions de dollars impliquant une ribambelle de pays, des centaines de milliers d'hommes et de femmes, et exigeant le déploiement de solutions d'urgence à de [...] ► Lire la suite
L'expérience, ce n'est pas ce qui arrive à un homme, c'est ce qu'un homme fait avec ce qui lui arrive.
La femme, lorsqu'elle enfante, passe par la souffrance ; pourtant elle ne se souvient plus de ses douleurs dès qu'un homme nouveau est enfin né dans ce monde.
Pour un homme affamé, un morceau de pain est le visage de Dieu.
Un fou, c'est un homme qui croit tout ce qui lui vient à l'esprit.
Dans un monde où l'affairisme est érigé en vertu, je préfère les illusionnistes du cirque à ceux de la politique.
Le mariage ne représente pas un fardeau aussi lourd chez les Chinois. Quand on aime pas son mari, on lui cherche une concubine et on garde sa place dans la famille. Mais être la femme d'un homme pour lequel on a de l'aversion, c'est trop dégoutant.
C'est le train des choses, les obsessions du dieu Boulot. On ne comprend rien au monde moderne tant qu'on ne s'est pas appliqué un peu de métro quotidien sur la viande.
Je suis un homme à l'esprit et au coeur ouverts.
La logique remplit le monde : les limites du monde sont aussi ses propres limites.
Je connais un homme qui a arrêté de fumer, de boire, de faire l'amour, et de faire ripaille. Il était en bonne santé jusqu'à ce qu'il se suicide.