Le libre arbitre est la condition de la certitude.
L'homme est le seul animal pour lequel sa propre existence est un problème qu'il doit résoudre.
Ça fait rire les gens qui font des gamins en pensant que c'est une assurance vieillesse. On a l'âge d'avoir observé qu'on ne fait que nourrir de futurs vautours impatients. Personne n'aime les vieux, pas même leurs propres enfants.
L'homme n'est jamais plus libre que lorsqu'il assujettit ses passions à la raison, et sa raison à la justice.
En vous laissant le libre choix de vos opinions, je n'admettrai jamais qu'elles s'opposent aux miennes !
Le devoir est un mot que je n'aime pas: il y a l'écriture et puis il y a la vie, avec ses horreurs, ses injustices. L'un et l'autre ne peuvent être liés qu'à condition de faire de la vie et de ses catastrophes une écriture.
Dans un orchestre, il peut y avoir, dissimulés, un certain nombre de gens qui ne connaissent pas la musique. Ce n'est pas très gênant si les autres font beaucoup de bruit.
La vie est une chose précieuse, à condition qu'on puisse la dépenser à quelque chose ou à quelqu'un.
Et c'est à ce moment précis qu'on voit que ça valait le coup d'attendre. Mais pour certain d'entre nous le temps n'arrange rien à l'affaire. Au lieu de guérir les vielles blessures, il ne fait que en créer des nouvelles, jour après jour.
Tu es libre de faire ce que tu veux, mais tu es responsable de ce que tu choisis.
On peut fort bien pratiquer des opérations chirurgicales douloureuses sans anesthésier le patient à condition de se mettre du coton dans les oreilles.
Ce n'est pas un mince bonheur qu'une condition médiocre : le superflu grisonne plus vite, le simple nécessaire vit plus longtemps.
Celui qui désespère des événements est un lâche, mais celui qui espère en la condition humaine est un fou.
Dans toutes tes entreprises, laisse une assurance raisonnable animer tes efforts si tu désespères de réussir, tu ne réussiras pas.
On ne peut créer des personnages que lorsqu'on a beaucoup étudié les hommes, comme on ne peut parler une langue qu'à la condition de l'avoir sérieusement apprise.
Je crois aussi que sans ce doute premier du geste vers l'écriture il n'y a pas de solitude.
M. Trask : Monsieur Simms... Charles : Oui ? M. Trask : Vous ne portez pas de lentilles vous ? Charles : Non monsieur... M. Trask : Vous dont la vision n'est pas défaillante, qui avez-vous vu ? Charles : Eh bien... j'ai [...] ► Lire la suite
Lorsque l'esprit est libre, tout est libre autour de soi.
On ne s'évade de sa condition qu'en se hissant à une autre.
Nos faibles efforts pour améliorer la condition humaine ne seraient que distraitement continués par nos successeurs ; la graine d'erreur et de ruine contenue dans le bien même croîtrait monstrueusement au contraire au cours des siècles.
A moins d'avoir une ambition extraordinaire, une femme ne devrait pas trop se soucier de faire carrière. Ça peut marcher jusqu'à un certain point, mais il y faut une ambition surhumaine.
Dans le cercle des poètes disparus, il y a cette scène où le prof de latin se tourne au réfectoire vers son jeune collègue révolutionnaire et lui dit : Montre moi un coeur débarrassé du fardeau de ses rêves, et je dirai : voilà un homme libre !
Un certain désordre favorise la synthèse.
L'adolescence, c'est l'époque où un enfant sait tout, à condition que cela n'ait aucun rapport avec les programmes scolaires.
Le délire est sans conteste plus beau que le doute, mais le doute est plus solide.
Le doute ?... C'est peut-être de la peur distillée !
Que je méprise ces philosophes, qui, mesurant les conseils de Dieu à leurs pensées, ne le font auteur que d'un certain ordre général d'où le reste se développe comme il peut !
Le matin je suis toujours de bonne humeur, à condition qu'on me laisse tranquille jusqu'au déjeuner.
L'ami certain se reconnaît dans les fortunes incertaines.
Le doute est un état mental désagréable, mais la certitude est ridicule.
Le pays où le commerce est le plus libre sera toujours le plus riche et le plus florissant, proportion gardée.