Le bonheur est un comment ; pas un quoi. Un talent, pas un objet.
Il vaut mieux vivre un bonheur imparfait qu'un amour impossible pour une personne hors d'atteinte.
Il n'y a pas de différence fondamentale entre l'homme et les animaux dans leur capacité à ressentir du plaisir et de la douleur, du bonheur et de la misère.
Il y a antinomie entre les lignes hertziennes et les lignes du poète : comment la télévision, qui est lumière, éclat, mise en scène, évidence, peut-elle faire exprimer le secret d'une parole, l'écart d'une sensibilité, le risque du cri ou du chuchotement
Ceux qui réfléchissent à ce sujet pour la première fois se demanderont comment une telle cruauté envers les animaux a été permise pour se poursuivre à notre époque de civilisation.
C'est ça qui me fait peur dans le bonheur : l'usure, la lassitude, l'effilochage.
Le bonheur fait l'ami, l'adversité l'éprouve.
Le seul bonheur qu'on a vient du bonheur qu'on donne.
Le talent suprême consiste à exposer son malheur avec humour.
Le bonheur est un bien que nous vend la nature.
Il n'existe qu'une seule nécessité : que le monde existe. Comment l'individu s'en accommode importe peu.
Ceux à qui sourient bonheur et succès ont tendance à parler avec légèreté du malheur d'autrui.
Je préfère les livres aux humains: ils sont déjà écrits, on les ouvre, on les ferme à volonté.Un être humain, on ne sait jamais comment le prendre, on ne peut le ranger ou le déranger à loisir.
Que voulez-vous, je suis un homme de loi. C'est pourquoi je ne peux me libérer du mal.
Une fourmi de dix-huit mètresAvec un chapeau sur la têteÇa n'existe pas ça n'existe pasUne fourmi traînant un charPlein de pingouins et de canardsÇa n'existe pas ça n'existe pasUne fourmi parlant françaisParlant latin et javanaisÇa n'existe pas ça n'existe pasEt pourquoi pas ?
Le théâtre, c'est la superbe exaltation de la vie, la concentration des émotions, la possibilité de crier devant un public les secrets les plus intimes du coeur humain.
Un mur peut se sauter, mais comment s'évader de soi ?
L'ange est le musicien du silence de Dieu.
Chaque être humain est unique, il a ses propres qualités, ses instincts, ses formes de plaisir. Cependant la société impose une manière d'agir collective, et les gens ne cessent de se demander pourquoi ils doivent se comporter ainsi.
Seules les larmes peuvent exprimer l'incommensurable et le mal de plénitude de certaines âmes.
Quand on commence, on ne sait pas comment ça finira.
Le bonheur s'attache aux plus fragiles aspects, et naît, de préférence, des choses minimes et du vent.
On ne s'en avise pas toujours, s'imaginant volontiers qu'on a perdu de vue une idée alors qu'on a simplement oublié les mots qui seuls pourraient la constituer ou plutôt la reconstituer. C'est pourquoi nous avons souvent l'illusion d'être à la recherche d'une idée, alors que nous sommes en réalité à la recherche d'un mot.
Parfois, les idées viennent juste à moi. D'autres fois, je dois transpirer et presque saigner pour faire venir des idées. C'est un processus mystérieux, mais j'espère ne jamais savoir exactement comment cela fonctionne.
Dix-huit ans. A cet âge, c'est plutôt le bonheur et la tranquillité qui ont tendance à paraître inconciliables...
Le vrai bonheur est celui que les autres ne voient pas, et donc n'envient pas.
Le style d'un écrivain est en étroit rapport avec sa vision du monde.
La férocité naît de l'ignorance, de la misère, de la dureté des lois criminelles, de l'insolence des classes privilégiées ; et dès lors, on voit comment la détruire.
Un critique littéraire, c'est une mémoire livresque considérable, plus une culture tous azimuts, plus l'esprit de découverte, plus un fort pouvoir d'analyse, plus un vrai talent d'écrivain.
Je connais mes limites. C'est pourquoi je vais au-delà.
Le malheur, une fois déchaîné, fait tout craindre alors que le bonheur rend aveugle.