Étalée partout, la bureaucratie doit être la classe invisible pour la conscience, de sorte que c'est toute la vie sociale qui devient démente.
La vie est l'art d'être bien trompé, et pour réussir, elle doit être habituelle et ininterrompue.
Il vaut mieux être maître d'un sou qu'esclave de deux.
On entend par "chef d'oeuvre", en matière littéraire, un ensemble de vers ou de lignes dont on ne conçoit pas qu'un seul mot puisse être remplacé par un autre.
L'aventure, c'est aller plus loin. Et avant tout en soi-même. C'est un chemin à l'envers.il faut passer un sas en soi. Pour être plus libre encore.
Les gens bons et honnêtes doivent être protégés et persuadés par des moyens doux, mais la populace doit être menée par la terreur.
On peut seulement craindre que cette culture de la conscience, ce noble souci de sa dignité ne donnent à un être une trop haute idée de sa personne morale, et par là une vision de soi-même disproportionnée avec sa place dans le monde.
Être aimé est différent d'être admiré, car l'on peut être admiré de loin, alors que pour aimer réellement quelqu'un, il est essentiel de se trouver dans la même chambre, et si possible sous le même drap.
La laideur, c'est rassurant : il n'y a aucun défi à relever, il suffit de s'abandonner à sa malchance, de s'en gargariser, c'est si confortable. La beauté est une promesse : il faut pouvoir la tenir, il faut être à la hauteur.
Ici, mes pouvoirs se reposent de leur haute fantaisie, mais je pouvais déjà sentir mon être transformé - l'instinct et l'intellect s'équilibraient de manière égale. comme dans une roue dont le mouvement n'entrave rien - par l'Amour qui meut le Soleil et les autres étoiles.
Etre, c'est toujours être à l'instant même et sans douter.
Un grand coeur doit être insensible à tout ce qui ne regarde pas, ou le devoir, ou la gloire.
Les athlètes, venus de tous les coins de la terre, ont droit de prétendre à une organisation aussi irréprochable que possible. Mais il faut autre chose à côté : la présence des génies nationaux, la collaboration des muses, le culte [...] â–º Lire la suite
L'honneur, c'est la conscience, mais la conscience exaltée. C'est le respect de soi-même et de la beauté de sa vie portée jusqu'à la plus pure élévation et jusqu'à la passion la plus ardente.
L'incapacité de ceux qui sont au pouvoir à faire taire la voix de leur propre conscience est la grande force menant au changement.
Les jeunes passent beaucoup de temps à façonner leur identité, à construire leur image et à réfléchir à la façon dont ils veulent être perçus par les autres.
Les opportunités ne sont pas offertes. Elles doivent être arrachées. Et cela demande de la persévérance... et du courage.
Après tout, bon sang, que signifie être amoureux si vous ne pouvez pas faire confiance à une personne.
Il ne faut pas être plus catholique que le pape.
La révolution, pour être créative, ne peut se passer ni d'une règle morale, ni d'une règle métaphysique pour contrebalancer la folie de l'histoire.
Les amants ne sont jamais également assortis, vous ne croyez pas ?L'un des deux fait toujours de l'ombre sur l'autre et l'empêche de grandir, de sorte que celui qui se sent étouffé cherche désespérément un moyen de s'évader, pour être libre de poursuivre sa croissance. N'est-ce pas là le drame essentiel de l'amour ?
L'espoir est que les hommes puissent comprendre ce qu'est être une femme, que les femmes puissent comprendre que les hommes ne sont ni à combattre ni à soumettre. Que les hommes et les femmes puissent rester des amants.
Aucun être humain n'est pareil; nous sommes comme des flocons de neige, aucun de nous n'est le même mais nous sommes tous COOL.
N'importe qui peut être un génie à vingt-cinq ans. A cinquante ans, ça demande plus d'efforts.
Un ministre compromis dans un scandale reparaît sur la scène politique : il est blanchi. Il ne reparaît pas : il est nettoyé.
Il y a une contradiction indépassable entre les fermetures ethniques, nationalistes, religieuses et le besoin d'une conscience d'humanité commune au XXIèeme siècle.
L'art de détacher de soi un être est infiniment plus difficile que l'art de se faire aimer.
Mais pendant des siècles, parlant des musulmans, nous avons dit que leur guerre sainte est une infamie ! Et maintenant nous ferions de même ? Aucune guerre ne peut être sainte quand elle entraîne le massacre et l'esclavage.
La haine doit être le fruit d'une chaude imagination lorsqu'elle n'est pas le produit direct de la douleur.
Se suffire, c'est être puissant.
L'honneur doit être un éperon pour la vertu, et non pas un étrier pour l'orgueil.