Peu importe à quel point une situation peut sembler sombre et désespérée, n'arrêtez jamais de prier.
Épouser une veuve, n'est-ce pas un peu considéré chez nous comme un mariage d'occasion, comme l'achat d'une marchandise légèrement défraîchie ?
On rit peu de la gaieté d'autrui, quand on a de l'humeur pour son propre compte.
Les riches forment une grande famille, un peu fermée certes, mais les pauvres, pour peu qu'on les y pousse, ne demanderaient pas mieux que d'en faire partie !
Le langage populaire, avec son radotage obsessionnel, sa pauvreté de vocabulaire, sa manie fastidieuse d'énumérer des détails superflus, sa dépendance du concret, voilà d'où surgit soudain la poésie sans crier gare.
C'est à ne pas lâcher la pensée un seul instant qui fait durer les heures.
Les discours des hommes ne sont que des masques qu'ils appliquent sur leurs actions.
Combien pauvres sont ceux qui n'ont point de patience.
Un peu de dissimulation est le seul lien solide entre les hommes.
Je hais ta façon de me parler,Et la couleur de tes cheveux.Je hais ta façon de conduire,Et de me regarder dans les yeux.Je hais tes stupides bottes d'armée,Et ce que tu devines en moi.Je te hais au point d'en crever,Et [...] ► Lire la suite
Ce n'était qu'un minute à passer. Elle est passée. Vous en vivez une autre qui passe déjà. N'est-ce pas simple ? S'abandonner à la minute, celle qu'on vit, sans s'effrayer de celle qui vient ?
On juge du peu de cas que fait la providence des richesses de ce monde quand on voit à qui elle les donne.
Notre génération peut être la première à mettre fin à la pauvreté - et la dernière génération à lutter contre le changement climatique avant qu'il ne soit trop tard.
C'est votre père qui est votre obligé, et non point le contraire : vous payez de bien des années de larmes un sien moment de plaisant chatouillement.
Les mots ne sont pas innocents. Ils traduisent une idéologie, une mentalité, un état d'esprit. Laisser passer un mot, c'est le tolérer. Et de la tolérance à la complicité, il n'y a qu'un pas.
J'ai reconnu à mon âme qu'on était peu sincères, que vivre dans l'apparence, c'était beaucoup d'galères.
La prospérité fait peu d'amis.
Écrire relève de l'espérance. Tu mets la virgule là où tu veux que ça freine et le point là où tu veux que ça s'arrête. Quand tu veux laisser ton idée faire son chemin sans toi, tu rajoutes quelques points. [...] ► Lire la suite
La langue est système commun à tous ; le discours est à la fois porteur d'un message et instrument d'action.
Il n'y a pas pire châtiment, pire horreur que de transformer un instant en éternité, d'arracher l'homme au temps et à son mouvement continu.
Chaque instant tombe à chaque instant dans l'imaginaire.
Décrire un personnage, c'est un peu lui donner la vie.
À notre époque, la musique tend de plus en plus à servir d'accompagnement à des anecdotes sentimentales ou tragiques et assume le rôle un peu louche de faiseur de boniments à la porte d'une baraque où s'efforce le sinistre « Rien du Tout ».
La peinture peut être poésie. La couleur n'est-elle pas là pour jeter d'un coup toute sa profondeur dans le discours du tableau ?
Clore des cycles, fermer des portes, finir des chapitres - peu importe comment nous appelons cela, l'important est de laisser dans le passé les moments de la vie qui sont achevés.
Qui se donne de la peine ne connaît point le besoin.
Si l'homme est pauvre, il a peu d'esprit ; si le cheval est maigre, son poil est long.
Le guilledou est un oiseau. C'est un vulgaire petit moineau des champs qu'on trouve du côté de la Saintonge. Il faut dire qu'il est particulièrement malin et que peu d'oiseaux au monde lui en remontreraient en matière d'astuce et de roublardise.
Je voudrais voir le monde dans un grain de sable, Et le paradis dans une fleur sauvage, Tenir l'infini dans la paume de ma main, Et voir l'éternitée durer une heure.
S'il n'y avait pas de tonnerre, les hommes auraient peu peur de la foudre.
Finalement, avoir une attitude scientifique, c'est remplacer des sensations par des concepts, et exprimer ces concepts par des mots.