Ce mec, c'était Laurel et Hardy à lui tout seul.
C'était une figure éteinte et triste, avec de petits yeux fanés. Il y avait des larmes dans ces yeux, mais dans sa voix il y avait de la haine. La haine, c'est la colère des faibles !... Si j'étais rémouleuse, je me méfierais.
L'ignorance qui se sait, qui se juge et qui se condamne, ce n'est pas une entière ignorance : pour l'être, il faut qu'elle s'ignore soi-même.
Mieux vaut ne pas trop penser. Se reposer davantage sur le corps : il est plus digne de confiance.
- Le monde est petit. - Oui, il est également mauvais... Ça ne te tente pas de frotter une allumette aujourd'hui ? - Moi habituellement je ne fume qu'après les repas, pourquoi ne viendrais-tu pas dans dix minutes ? - Dans dix minutes amigo tu fumeras dans le fond de l'enfer ! Allez debout !
Bien... alors voilà... euh... il s'agit de... de d'une... il s'agit d'une histoire... euh, c'est à dire qu'en fait il s'agit plus d'un... concept d'histoire, plus que une histoire à proprement parler, c'est-à-dire que c'est une histoire qui n'est... le [...] â–º Lire la suite
L'histoire préfère les légendes aux hommes, elle préfère la noblesse à la brutalité, les discours enflammés aux actes silencieux. L'histoire se souvient de la bataille, mais elle oublie le sang répandu. Ce que l'histoire retiendra de moi, pour peu qu'elle retienne quelque chose, ne sera qu'une partie, une infirme partie de la vérité.
Un silence abrupt au milieu d'une conversation nous ramène soudain à l'essentiel : il nous révèle de quel prix nous devons payer l'invention de la parole.
En toute chose, il faut considérer la fin.
Les morts ne savent qu'une chose : il vaut mieux être vivant.
Notre monde est fou car il a permis le règne des salauds. Non pas le salaud sartrien, mais un salaud tel qu'aurait pu l'entendre Kant, à savoir un homme mauvais ou médiocre qui fait passer son intérêt personnel avant la loi morale. Les brigands ont pris le pouvoir.
L'amour, ce n'est pas difficile. Dans cette étreinte, dans cette lutte, cette course, cette marelle, dans cette éternité pour un instant figée, il n'est pas difficile d'être un - ou d'en avoir l'illusion. Le difficile, c'est d'être un en rangeant des disques.
J'étends ces réflexions jusqu'au plaisir même : le définir, c'est le détruire ; il s'est couvert d'un voile brillant qui s'obscurcit dès qu'on cherche à le lever.
Pour qu'il y ait un bouche-à-oreille positif, il faut des bouches avant des oreilles !
Il y a des places qu'il faut laisser désertes. Il y a des actes qu'on ne peut faire sans être aussitôt défait par eux.
Ce n'est pas assez de faire des pas qui doivent un jour conduire au but, chaque pas doit être lui-même un but en même temps qu'il nous porte en avant.
J'ai toujours pensé que le vrai manuel de l'élève était son professeur.
Les qualifications, c'est mettre tout ce que vous avez et tout ce que la voiture a dans un seul tour. C'est un rush, et j'apprécie particulièrement ça.
La vengeance peut être méchante, mais elle est naturelle.
Il n'y a pas de gens méchants. Il y a des gens qui ont peur et qui n'assument pas leur peur.
La patrie d'un cochon se trouve partout où il y a du gland.
À ce jeu-là [Ndlr : le sprint], où il faut posséder une grosse pointe de vitesse et frotter sans se soucier du danger, je n'ai jamais été un expert.
Je ne connais pas d'endroit où il se passe plus de choses que dans le monde.
J'ai lu qu'on était un orchestre de bal musette, et qu'on allait rencontrer un orchestre symphonique de la Scala de Milan. Ben finalement, à l'accordéon, on se démerde pas mal.
Il n'y a pas de mauvaise route, il n'y a que des mauvaises rencontres.
À l'âge de 16 ans, j'ai remporté une grande victoire. Ce jour-là, j'ai eu l'impression que je vivrais 100 ans. Aujourd'hui, je sais que je n'atteindrais pas la trentaine. Vois-tu, il n'appartient à nul d'entre nous de choisir sa fin.
Pour ne pas être manipulé, il faut savoir dire non.
Le critique compare toujours. L'incomparable lui échappe.
C'est pour vous, et uniquement pour vous que je l'ai fait. Vous êtes trop généreuse pour vous jouer de mes sentiments. L'entretien que vous avez eu avec ma tante hier soir m'a donné des raisons d'espérer que j'osais à peine [...] â–º Lire la suite
Dans le petit monde où vivent les enfants, qui que ce soit qui les élève, il n'y a rien de si finement perçu et de si finement ressenti que l'injustice.
Les hommes, ne pouvant par leur seul effort acquérir l'estime d'autrui ni la leur propre, cherchent à la rehausser en opposant aux défauts de leurs voisins ceux que, par hasard, eux n'ont point.