L'économie politique n'a pas, dans tout son vocabulaire, un mot qui ait autant excité la fureur des réformateurs modernes que le mot Concurrence, auquel, pour le rendre plus odieux, ils ne manquent jamais d'accoler l'épithète : anarchique.
Tout homme politique est, au sens fort du terme, un homme politique qui promet.
La politique est l'art de concilier le désirable avec le possible.
Nous sommes sur un terrain dangereux lorsque le gouvernement choisit les gagnants et les perdants dans l'économie en subventionnant les produits et les industries favorisés.
Plus un État grandit, plus la liberté diminue.
L'homme politique s'exprime d'abord par ses actes ; c'est d'eux dont il est comptable ; discours et écrits ne sont que des pièces d'appui au service de son oeuvre d'action.
La démocratie en Occident n'est plus, pour beaucoup, la grande affaire pour laquelle tant de générations se sont battues.
Le discours politique vole bas, mais il n'atterrit jamais.
Un bon gouvernement n'est que la garantie des intérêts.
Il faut craindre la sotte économie comme la sotte dépense.
Pour créer quelque chose d'exceptionnel, votre état d'esprit doit être sans relâche concentré sur le moindre détail.
La misère religieuse est tout à la fois l'expression de la misère réelle et la protestation contre la misère réelle. La religion est le soupir de la créature accablée, l'âme d'un monde sans coeur, de même qu'elle est l'esprit d'un état de choses où il n'est point d'esprit. Elle est l'opium du peuple.
La fin de la Politique sera le bien proprement humain.
Le vent faillit me faire tomber de la passerelle, dès j'y eus posé le pied. Il venait du désert, libre et sauvage. Il remplit mes bronches d'un seul coup, à éclater de chaleur, d'oxygène et de lumière. Depuis plus de vingt-quatre heures, j'étais mort à toute sensation, sauf à celle-là : l'appel de la vie.
La politique est la science des exigences.
À la place de l'ancienne société bourgeoise, avec ses classes et ses antagonismes de classe, surgit une association où le libre développement de chacun est la condition du libre développement pour tous.
Au Brésil, 10 millions d'hectares de forêt ont disparu en dix ans pour faire de la place à 200 millions de bêtes, le tout avec l'assentiment du gouvernement local, actionnaire et bénéficiaire de ce système d'élevage.
Le mal social ne réside pas d'abord dans l'inégalité, mais dans les atteintes que les injustices portent à la dignité humaine.
On reconnaît l'homme libre à ce qu'il est attaqué simultanément ou successivement par les partis opposés.
Chaque génération doit à la suivante ce qu'elle a reçu de ses devancières, un ordre social établi.
Le moins mauvais système politique est celui qui permet aux citoyens de choisir l'oligarchie qui les gouvernera. On l'appelle généralement la démocratie.
Le bonheur n'est que dans ce qui agite, et il n'y a que le crime qui agite : la vertu, qui n'est qu'un état d'inaction et de repos, ne peut jamais conduire au bonheur.
Le salaire de l'école, ça vient plus tard, le salaire de l'école, ce sera un salaire justement !
La science est indéfinissable. La vérité est inaccessible. Mais elles partagent, au moins, cette capacité à générer cet état d'être si essentiel et élégant que le poète Fernando Pessoa nomme l'« intranquilité ».
La raison d'être d'une entreprise est de créer et de garder un client.
Une entreprise dans laquelle il n'y a pas d'ordre est incapable de survivre ; mais une entreprise sans désordre est incapable d'évoluer.
Toute personne dans une situation d'autorité incontestée, libre de toute critique, court le danger de devenir un tyran !
Fermer les yeux sur la précarité, la maladie, la déchéance, l'exclusion, c'est pratiquer une politique de l'autruche qui se retournera immanquablement contre ceux qui l'auront cautionnée.
Un chrétien n'est jamais en état d'achèvement mais toujours en devenir.
Un homme grand et bien bâti avec une poitrine profonde et de larges épaules peut porter un lourd fardeau avec aisance et insouciance, tout en gardant une main libre ; un nain serait écrasé de la moitié de ce poids. [...] â–º Lire la suite
Faire du vélo, aller danser, pouvoir siffler, regarder le monde, me sentir jeune et libre : j'ai soif et faim de tout ça et il me faut tout faire pour m'en cacher.