Nous vivons comme nous rêvons : seuls.
Le temps qui passe autour de nous est un vase rempli de petits miracles, je suis certain que sans cela un poison mortel peut devenir vital.
On a dit que la guerre avait fait un trou dans le ciel, et que par ce trou dans le ciel, le soleil est passé et a brûlé tout ce qui existait. Tout et tout le monde.
Ma propre expérience est que les outils dont j'ai besoin pour mon métier sont le papier, le tabac, la nourriture et un peu de whisky.
La vérité vaut bien qu'on passe quelques années sans la trouver.
C'est pourquoi les interprétations ne doivent pas être couchées par écrit, hormis dans les ouvrages de démonstration, car si elles se trouvent dans ces livres-là, seuls les gens de démonstration y auront accès.
Je ne regrette pas. Les regrets sont inutiles. Il est trop tard pour les regrets. Vous l'avez déjà fait, n'est-ce pas ? Vous avez vécu votre vie. Inutile de souhaiter que vous puissiez le changer.
Entre époux, pas d'inimité qui passe la nuit.
Nous nous sentons tous idiots à un moment ou à un autre. Même si nous sentons que nous sommes cool 98% du temps, ce doofus à 2% est sur le point de prendre le contrôle de notre corps sans aucun avertissement.
Au contraire des autres arts, l'oeuvre chorégraphique n'existe jamais comme objet. La scène est l'endroit de toutes les rigueurs et toutes les anarchies, et la danse, une expérience qui concerne notre humanité.
Le journalisme, tel que je le conçois, ne passe pas par le beau, le profond, le durable.
Tellement d'ennemis, si peu d'alliés. Et les seuls qui m'entourent sont pratiquement tous fous à lier.
La politique est le seul métier qui se passe d'apprentissage, sans doute parce que les fautes en sont supportées par d'autres que par ceux qui les ont commises.
Le plaisir est toujours passé ou futur, jamais présent.
Si un mec voit passer la chance et qu'il ne l'attrape pas, c'est vraiment un imbécile.
Notre héritage familial le plus précieux sont nos doux souvenirs de famille. Le passé n'est jamais mort, il n'est même pas passé.
La malédiction de la pauvreté n'a aucune justification à notre époque... Le moment est venu pour nous de nous civiliser par l'abolition totale, directe et immédiate de la pauvreté.
Comme l'ombre de mon aiguille, la vie passe ainsi, tout en semblant immobile.
Baiser. Que de misères n'oublions-nous pas dans ces secondes de vertiges ! Et le châtiment, au sortit de ces enlacements, c'est le retour à la lucidité, le reflux du passé qui revient, de l'avenir qui se dessine.
Nous vivons dans un monde où l'échec des autres devient plus important que notre propre réussite.
Le passé n'est jamais mort. Ce n'est même pas passé. Nous travaillons tous dans des toiles tissées bien avant notre naissance, des toiles d'hérédité et d'environnement, de désir et de conséquence, d'histoire et d'éternité.
je porte des lunettes noires sur scène, ça n'est pas pour jouer au vieux rocker. C'est que je ne veux pas être distrait par tout ce qui se passe autour de moi. Sans ces lunettes, j'ai l'impression d'être tout nu au beau milieu d'une épicerie, avec des miroirs au plafond.
La compagnie d'un autre peut rendre l'univers bien moins répugnant, les secondes que tu vis moins pesantes et chaque instant passé plus poignant.
Nous vivons dans un monde où ceux qui gagnent 100 000 € par mois persuadent ceux qui en gagnent 1 800 que tout va mal à cause de ceux qui vivent avec 535 €. Et ça marche...
Aucune investigation humaine ne peut s'intituler véritable science, si elle ne passe par la démonstration mathématique.
Le carrosse du passé ne nous conduit nulle part.
Les mots se nourrissent du temps qu'on passe à les lire.
Certaines personnes veulent que leur chance soit beurrée.
On ne se repose bien et on meurt content que là où l'on a vécu heureux.
Nous disons sans cesse que le monde n'est rien, et nous ne vivons que pour le monde.
Séduire est à la portée de beaucoup de jeunes femmes, du moment qu'elles acceptent de jouer le jeu, puisqu'il s'agit notamment de venir rassurer les hommes, sur leur virilité, en jouant le jeu de la féminité.