Jeunesse qui t'élances,dans le fatras des mondes,Ne te défais pas à chaque ombre,Ne te courbe pas sous chaque fardeau.
A chaque sépulture, il y a un homme qui reçoit le fardeau de la main de l'homme qui va se reposer.
La conception du paradis est au fond plus infernale que celle de l'enfer. L'hypothèse d'une félicité parfaite est plus désespérante que celle d'un tourment sans relâche, puisque nous sommes destinés à n'y jamais atteindre.
D'un chagrin secret la sombre et dure loi m'y fait voir des malheurs qui ne sont que pour moi.
La renommée est dangereuse ; son fardeau est léger à soulever, pénible à supporter et difficile à déposer.
Dieu n'est-il pas le poète suprême en tant qu'il improvise les mondes ?
Vous pouvez vous libérer de votre passé en l'aimant.
La nuit la plus sombre a toujours une fin lumineuse.
Je suis un maniaco-dépressif joyeux-chanceux. Il devient très profond et sombre pour moi, et il devient effrayant parfois quand je sens que je ne peux pas m'en sortir. Mais je ne me considère pas négatif-négatif. Je suis positif-négatif.
Aimer c'est se libérer de la peur.
Le regard de l'ami devrait nous livrer notre propre image avec exigence. L'amitié se tiendrait alors dans une réciprocité sans faille, guidée par le même principe d'amour : le respect qu'on se doit à soi-même pour que les autres nous le rendent, naturellement.
S'accepter comme colonisateur, ce serait essentiellement [...] s'accepter comme privilégié non légitime, c'est-à-dire comme usurpateur. L'usurpateur, certes, revendique sa place et, au besoin, la défendra par tous les moyens. Mais, il l'admet, il revendique une place usurpée. C'est dire qu'au moment même où il triomphe, il admet que triomphe de lui une image qu'il condamne.
La conscience, [...] Chose sombre que cet infini que tout homme porte en soi et auquel il mesure avec désespoir les volontés de son cerveau et les actions de sa vie !
Il neige au fond de soi, dans un hiver inaccessible où le léger l'emporte sur le lourd.
Là où tu étais, un vide a pris ta place, autour duquel j'erre le jour, et dans lequel je sombre la nuit.
Dieu, cette ombre projetée par l'âme de l'homme.
Le tourment de la présence est pis que celui de l'absence.
Oh ! N'insultez jamais une femme qui tombe ! Qui sait sous quel fardeau la pauvre âme succombe !
- Pourquoi l'homme a-t-il une ombre ? - Cela est dû à ce que la lumière intérieure y fonctionne mal.
La poésie plutôt que la poudre. Un mot, une phrase contiennent des charges explosives, susceptibles de libérer leur énergie latente lorsque s'offre l'occasion, qui servira de détonateur.
Le premier jour, l'un est un invité, le second un fardeau et le troisième un ravageur.
Pour interpréter un rôle, il faut se libérer de son ego, n'avoir aucun contrôle, accepter l'inconnu.
Quand l'homme veut dominer le monde au lieu de le vivre, qu'est-ce qu'il fait, il le spatialise, il le schématise, il le conceptualise, afin de pouvoir ainsi en dresser une image technique susceptible de servir sa domination.
Je ne veux pas habiller une image avec juste mon visage.
Espère le fruit de ton labeur de l'incorruptible et non envieuse postérité : c'est la gloire, seule échelle par les degrés de laquelle les mortels d'un pied léger montent au ciel et se font compagnons des dieux.
Nul ne peut apprendre aux autres à se libérer s'il n'a pas commencé à se libérer lui-même.
Alors que finissait la journée estivale,Nous marchions, toi pendue à mon bras, moi rêvantÀ ces mondes lointains dont je parle souvent.Aussi regardais-tu chaque étoile en rivale.
La vie est comme une ombre qui passe. La mort aussi. Seule, la douleur demeure. Elle n'en finit pas. Jamais.
Si on veut avoir une image assez juste de la société française, le vrai panel est au comptoir avec son lot habituel d'optimistes, de déprimés, de petits malins, de paumés et de têtes de con.
L'amour, sa beauté incendie comme la nuit, des climats limpides et des cieux étoilés. Et tout ce qu'il y a de mieux dans l'obscurité est la lumière. Habite son corps et ses yeux, adouci par la tendre lumière que le [...] â–º Lire la suite
La portière s'ouvrit; l'obscurité retentit d'ordres hurlés, et de ces aboiements naturels aux Allemands quand ils commandent, et qui semblent libérer une hargne séculaire.