Instinctivement, les humains agissent avec une grande sagesse : lorsque l'hiver approche, ils font des provisions de bois, de charbon, etc., et préparent des vêtements chauds pour résister au froid qui va venir. Malheureusement, ils sont bien moins prévoyants quand il s'agit d'affronter les hivers intérieurs. Là ils ne se préparent pas, et lorsqu'arrive la période sombre, ils ne savent que se plaindre et dire que la vie n'a aucun sens.
Découvrez une analyse complète de cette citation inspirante d’Omraam Mikhaël Aïvanhov, offrant une perspective profonde sur la prévoyance humaine face aux défis intérieurs.
Cette citation met en évidence un contraste frappant entre la sagesse instinctive des humains pour se préparer aux rigueurs de l'hiver physique (faire des provisions, préparer des vêtements chauds) et leur imprévoyance face aux "hivers intérieurs" – les périodes de doute, de difficulté, de tristesse ou de crise existentielle. L'auteur souligne que, faute de préparation spirituelle ou psychologique, ces périodes sombres entraînent la plainte et le sentiment que la vie est dénuée de sens.
Cette pensée encourage à :
Une critique possible pourrait être que la citation simplifie la complexité de l'être humain et des troubles psychologiques. Les "hivers intérieurs" (comme la dépression) ne sont pas toujours une simple question de manque de prévoyance ; ils peuvent avoir des causes biochimiques, environnementales ou traumatiques profondes qui nécessitent plus qu'une simple préparation mentale ou spirituelle. De plus, elle pourrait sembler culpabiliser ceux qui souffrent, insinuant que leur malheur est dû à leur imprévoyance.
La morale essentielle est l'appel à la prévoyance spirituelle et psychologique. Si nous sommes si diligents pour protéger notre corps, nous devrions l'être encore plus pour fortifier notre âme et notre esprit. La véritable sagesse consiste à accumuler un capital intérieur pour les temps difficiles, car les épreuves font partie intégrante de l'existence.
Cette idée fait écho à de nombreuses traditions philosophiques et spirituelles :
Cette citation est extraite de l'œuvre d'Omraam Mikhaël Aïvanhov. Ses enseignements ont été transmis oralement et transcrits par ses disciples dans de nombreux ouvrages et conférences, notamment dans la collection des « Œuvres Complètes » ou des « Izvor ».
L'auteur est Omraam Mikhaël Aïvanhov (1900-1986). Philosophe et pédagogue français d'origine bulgare, il fut le disciple de Peter Deunov. Il fonda en France la Fraternité Blanche Universelle, basée sur l'idée d'une vie spirituelle orientée vers le travail sur soi, la lumière, et l'amour fraternel. Ses enseignements sont souvent appelés l'« Enseignement de la Fraternité Blanche Universelle ».
Les idées d’Aïvanhov se développent au milieu du 20ème siècle, dans un contexte de forte montée du matérialisme en Occident. La citation reflète une critique de cette orientation, rappelant que si le progrès matériel est visible, le progrès spirituel et moral est négligé. Elle s'inscrit dans un courant de pensée ésotérique et humaniste qui cherche à réintégrer la dimension spirituelle et cosmique dans l'existence humaine.