Croire ou ne pas croire, cela n'a aucune importance. Ce qui est intéressant, c'est de se poser de plus en plus de questions.
Je crois que le manque d'empathie est à l'origine de nombreux problèmes et je crois que cela perturbe notre société.
La religion participe souvent du mythe du progrès qui nous protège des terreurs d'un futur incertain.
Je ne fais pas cela par vice, je le fais pour avoir du plaisir.
À mes yeux il n'y a rien qui présente un intérêt quelconque dehors... sur Terre.
La valeur morale ne peut pas être remplacée par la valeur intelligence et j'ajouterai : Dieu merci !
Rien de plus rare que de ne donner aucune importance aux choses qui n'ont aucune importance.
Si vous voulez voir la valeur de l'argent, essayez donc d'en emprunter.
D'aussi loin que je me souvienne, j'ai été le genre de personne qui va à contre-courant et remet en question l'autorité, et cela ne fait pas un adepte religieux idéal.
Le blasphème fait partie de la religion populaire.
La grandeur d'un homme ne réside pas dans la richesse qu'il acquiert, mais dans son intégrité et sa capacité à affecter positivement ceux qui l'entourent.
Nous ne pardonnons jamais qu'à ceux auxquels nous avons intérêt à pardonner.
ll y aura des gens qui vous diront : » Vous êtes hors de votre voie. Ils sont accablés de n'avoir que la capacité de voir ce qui a toujours été au lieu de ce qui peut être. Mais ne laissez pas cela vous peser.
Le critique insulte l'auteur : on appelle cela de la critique. L'auteur insulte le critique : on appelle cela de l'insulte.
Quand une femme du monde dit non, cela veut dire peut-être ; quand elle dit peut-être, cela veut dire oui ; et quand elle dit oui, ce n'est pas une femme du monde.
En tant qu'artiste, je comprends cela et je valorise l'apport créatif de l'artiste.
Comme expérimentateur, j'évite donc les systèmes philosophiques, mais je ne saurais pour cela repousser cet esprit philosophique qui sans être nulle part, est partout, et qui, sans appartenir à aucun système, doit régner non seulement sur toutes les sciences, mais sur toutes les connaissances humaines.
Moi j'admire, ébloui, la grandeur des petits.
Pourquoi y a-t-il de l'être et non pas rien ? Pourquoi cet être a-t-il des tendances ? Questions absurdes, mais surtout questions déplacées dans un monde où la causalité n'est que mirage : le monde est muet.
Notre intendance de la Terre est brève. Nous devons à ceux qui suivent de garder cela en perspective, d'être des passagers responsables le long du chemin.
Ce qu'il y a de terrible chez nous, humains, c'est que nous ne pouvons être que d'un seul sexe et que nous ne pouvons que fabuler les plaisirs et les désirs de l'autre sexe. C'est pour cela que les hommes et les femmes ne se comprennent jamais.
Toute philosophie est indissociable du monde émotif duquel elle émerge. Son intérêt vient du fait qu'elle témoigne d'une expérience humaine, d'une rencontre d'un monde intérieur avec le monde extérieur.
Le religion unit les hommes dans les mêmes dogmes, la politique les unit dans les mêmes principes, et la philosophie les renvoie dans les bois : c'est la dissolvant de la société.
L'inspiration est largement surestimée. Si vous restez assis et attendez que les nuages se séparent, cela ne risque pas d'arriver. Le plus souvent, le travail est salvateur.
La joie que nous inspirons a cela de charmant que, loin de s'affaiblir comme tout reflet, elle nous devient plus rayonnante.
Si jamais l'humanité en arrivait à ne plus opérer qu'avec des vérités éternelles, des résultats de pensée ayant une validité souveraine et un droit absolu à la vérité, cela voudrait dire qu'elle est au point où l'infinité du monde intellectuel [...] ► Lire la suite
Aujourd'hui, le christianisme est en péril. Il s'est encombré de trop de choses. Il traîne avec soi toutes les fables orientales de l'Ancien Testament, comme s'i l'on devait sauver tout ce sublime bric à brac. C'est une grande faute. Il [...] ► Lire la suite
Respirer, marcher, parler, regarder : toutes choses ordinaires, dont on ne s'aperçoit de la valeur que lorsqu'on a failli les perdre pour toujours. Les rescapés d'accident, de maladies ou d'événements de vie graves racontent tous la même histoire, et la même sensation, liée à cette prise de conscience : vivre est une chance.
Si un livre et une tête se heurtent et que cela sonne creux, le son provient-il toujours du livre ?
Il y a le risque d'être aimé... et cela m'empêcherait d'être heureux.
Les malheureux sont ingrats ; cela fait partie de leur malheur.