Un peu d'internationalisme éloigne de la patrie, beaucoup y ramène.
Le courage vient aisément à certains parce qu'ils ont peu fréquenté la peur.
Le temps et la réflexion changent peu à peu la vue jusqu'à ce que nous arrivons à comprendre.
Je vais vous dire ce qu'est l'homme. C'est un monstre, un foetus éjecté privé de son développement naturel, jeté au monde avec une couverture nue de parchemin, avec trop peu de place pour ses dents et un crâne bombé mou comme une bulle. Mais la nature y remue un pudding.
Elle souciait fort peu d'avoir de jolis cheveux, mais elle entendait qu'on appréciât son intelligence et qu'on ne la réprimandât pas toujours à propos de tout.
Il y a des domaines où il n'y aura jamais de progrès: l'homme sera toujours mortel, il sera toujours soumis à la maladie. Quant au progrès historique, c'est-à-dire la diminution de la violence, je ne le nie pas tout à [...] â–º Lire la suite
Quant au pouvoir, je ne saurais, en tout cas, quitter les choses avant qu'elles ne me quittent.
Cette hésitation devant le danger au dernier tournant du chemin, est la forme sous laquelle se montre le plus souvent et le plus clairement dans la vie la faiblesse de caractère. Rien n'est si funeste que de ne pas aller le front haut à un danger inévitable.
Je me transforme un peu en Hitler mais en aucun cas un groupe ne peut être démocratique. Un groupe, c'est bidon, ça n'existe pas. Il y a toujours une ou deux personnes et des satellites autour, ce qui ne retire en rien leur talent.
Deux hommes trahis par la même femme sont un peu parents.
Les hommes morts pour l'idéal patriotique sont journellement honorés et respectés.
Rien n'est étranger. On est arbre, fleuve, multiple au familier mystère. Puis peu à peu la pluie s'apaise. Il y a une lumière de cristal. Le corps bouge et le temps se décompte. On est réalité revenue au visible.
Les nations les plus fortes sont celles qui partirent de petits commencements et furent assez peu fières pour se mettre aux pieds de l'étranger et tout apprendre de lui.
Il faut prendre un peu de distance avec la polémique et les réseaux sociaux. J'aime la France et les Français, n'en déplaise, et je l'aime dans toutes ses composantes. Je les aime, ces tribus gauloises, j'aime ce que nous sommes.
Ton chagrin n'est qu'une joie et ton malheur est un bonheur à côté du mal qui me ronge et me détruit. Quand on est habitué à vivre dans le plaisir et la joie, un petit malheur semble plus insupportable qu'à quelqu'un d'un peu endurci par la vie.
Être acteur est amusant pour moi et peu importe comment, que ce soit un travail difficile ou un travail facile, c'est toujours amusant.
On ne souhaite pas des choses faciles, on souhaite de grande choses, des choses ambitieuses, hors de portée. On fait des voeux parce qu'on a besoin d'aide et qu'on a peur. Et on sait qu'on en demande peut-être un peu trop. On continue à faire des voeux pourtant, parce que, parfois, ils se réalisent.
Simone Weil disait: il y a assez peu de gens, finalement, qui savent que les autres existent. Qui, tout simplement, sont "au courant" de ça: que les autres existent.
Fonctionnaire c'est un peu comme bouquin dans une bibliothèque : plus t'es placé haut moins souvent tu sers.
Il faut tirer le meilleur du pire.
Très peu de gens ont le courage de se perdre vraiment.
La fortune aime les gens peu sensés ; elle aime les audacieux et ceux qui ne craignent pas de dire : "Le sort en est jeté". La sagesse, au contraire, rend timide.
Pour bien juger, il faut s'éloigner un peu de ce que l'on juge, après l'avoir aimé. Cela est vrai des pays, des êtres et de soi-même.
Sebastian Vettel mérite un peu plus de respect. Vous ne pouvez pas imaginer à quel point c'est difficile de faire ce que nous faisons à notre niveau. Nous sommes tous des êtres humains, il faut donc s'attendre à ce que [...] â–º Lire la suite
Comment créer Dieu en si peu de terre ?
Qui parle peu est lui-même et naturel.
La manière la plus sûre de fixer les citoyens dans leur patrie est d'augmenter le bien-être de chacun.
L'imprimerie multiplie indéfiniment, et à peu de frais, les exemplaires d'un même ouvrage. Dès lors, la faculté d'avoir des livres, d'en acquérir, suivant son goût et ses besoins, a existé pour tous ceux qui savent lire; et cette facilité de lecture a augmenté et propagé le désir et les moyens de s'instruire.
La chaîne des menottes est en acier trempé. Il te faudrait dix minutes pour la scier avec ça. Ou bien, avec un peu de chance, tu dois pouvoir te trancher la cheville en cinq minutes.
Quand on a pas d'imagination, mourir, c'est peu de chose, quand on en a, mourir c'est trop.
J'ai fait toutes mes études primaires et secondaires à Mont-de-Marsan. C'était une petite ville bien tranquille, et même un peu endormie. On n'y vendait pas de drogue à la sortie du lycée. Aux ados, on ne parlait pas du SIDA. [...] â–º Lire la suite