Je n'ai aucune satisfaction dans les formules à moins que je ne sente leur grandeur numérique.
En amour, il est plus facile de renoncer à un sentiment que de perdre une habitude.
Le plus grand magicien serait celui qui pourrait si bien s'ensorceler lui-même que ses ensorcellements lui apparaîtraient en même temps comme des apparitions étrangères, douées d'une puissance propre - Ne pourrait-il en aller de même avec nous ?
Je n'ai pas le sentiment d'avoir fait une carrière, mais des rencontres.
Ce n'est pas sur l'iniquité, sur le parjure, sur le mensonge, que se fonde une puissance durable.
Parfois être un Homme, un vrai, c'est savoir mettre sa fierté de côté, reconnaître la défaite et simplement tout recommencer.
L'amour est un phénomène d'autosuggestion réciproque unissant deux êtres pour un temps dont la durée ne peut se mesurer qu'à l'aide du calcul des probabilités.
Telle est donc la condition humaine que souhaiter la grandeur de son pays, c'est souhaiter du mal à ses voisins.
Le simple sentiment d'amour n'est pas un passe-partout qui permet d'enfoncer toutes les portes de la vie quotidienne.
La passion est une hypertrophie du sentiment de la propriété.
Toute la théologie visant à justifier le dualisme des sexes raisonne ainsi. II faut deux créatures pour faire un créateur, sans quoi, c'est le statut et la puissance de Dieu qui sont menacés.
L'idée de grandeur n'a jamais rassuré la conscience des imbéciles.
L'homme n'est peut-être pas à la hauteur de son essence.
Le millénarisme n'a rien à voir avec l'an mil : il s'agit simplement d'une doctrine ou d'un sentiment qui considère la fin des temps
Sans doute sous l'influence de ma mère, je suis depuis l'enfance attiré par les femmes qui ont des faiblesses, et ce n'est pas la pitié qui m'anime mais un sentiment de proximité. Elles ont éveillé en moi la passion de [...] ► Lire la suite
Le malheur de l'homme est de vouloir compliquer l'amour, simple sentiment de joie réciproque.
Là où l'instrument de l'intelligence s'ajoute à la puissance brute et à la mauvaise volonté, l'humanité est impuissante dans sa propre défense.
Ce n'est le goût du luxe qui est condamnable, mais le sentiment d'y avoir droit.
On ne peut pas mesurer tout ce qu'un père donne, lui qui disait qu'on ne donne que ce qu'on n'a pas.
Le sentiment est plus attirant que l'intelligence et il apporte une contribution plus grande à une oeuvre d'art.
Ce qui donne au romancier le sentiment de l'échec, c'est l'immensité de sa prétention.
La grandeur serait-elle de découvrir que l'essentiel est insaisissable ?
Devenir mère donne le sentiment de s'être réalisée.
Le magazine, le film, la télévision gavent l'oeil et réduisent le reste de l'homme à néant. L'homme d'aujourd'hui se promène muselé et manchot dans un palais de mirages.
Il n'y a en littérature qu'un sentiment absolument sot : c'est la peur d'être influencé.
Les gens ont une grande satisfaction à savoir ce que les autres ne savent pas.
Sitôt que les hommes sont en société, ils perdent le sentiment de leur faiblesse ; l'égalité qui est entre eux cesse, ou l'état de guerre commence.
Dans toute poésie, il y a une lutte secrète entre l'infini du sentiment et le fini de la langue dans laquelle cet infini se renferme sans se limiter.
Les gens ne supportent pas le sentiment d'injustice. La pauvreté, le froid, même la faim, sont plus supportable que l'injustice.
Un mot peut détruire l'oeuvre d'une vie. Un mot peut élever la fierté d'un peuple.
Pour jouir de ce bonheur qu'on cherche tant et qu'on trouve si peu, la sagesse vaut mieux que le génie, l'estime que l'admiration, et les douceurs du sentiment que le bruit de la renommée.