Se mentir à soi-même est plus profondément enraciné que mentir aux autres.
A force de penser à ce que les autres pensent de nous, on en oublie de se penser soi-même.
Dès que l'on pénètre le bouddhisme, on sent s'éveiller en soi une sensation d'euphorie permanente comparable à celle que l'on ressent après avoir bu un vin délicat.
Notre siècle s'interprète mal lui-même et par moments ne se comprend pas. Il s'appelle le siècle du progrès et il se croit le siècle de l'utile. S'il était l'un il ne serait pas l'autre.
L'honneur, c'est la conscience, mais la conscience exaltée. C'est le respect de soi-même et de la beauté de sa vie portée jusqu'à la plus pure élévation et jusqu'à la passion la plus ardente.
J'aime la mélancolie de ce passant. Il n'a plus aucune de ces prétentions du paraître qui nous amenuisent tant dans la vraie vie, nous contraignent à cacher nos blessures, nos tristesses.
Quoique notre esprit ne puisse pas comprendre en soi le rapport de causalité qui existe entre les phénomènes et la matière, la science exige que nous admettions la nécessité d'un déterminisme dans cette causalité.
Le mal s'arrête souvent à lui-même et meurt avec celui qui l'a fait ! Le bien, jamais.
La télévision, la lecture de journaux, de magazines, vous imposent les pensées des autres ; sous prétexte d'être "informés" mais en fait par pure curiosité et pour vous distraire, vous êtes captivés par mille sujets.
Les autres nous fascinent parce qu'ils ont l'air plus vrais.
L'amour est la seule chose que l'on peut emporter avec soi quand vient l'heure du départ.
La conscience ne peut avoir tort.
Parler de soi aux autres, c'est se suicider un peu.
L'amour physique lui-même a sa morale, surtout quand il n'en a pas.
Nous ne travaillons qu'à remplir la mémoire, et laissons l'entendement et la conscience vides.
Les actes de Dieu qui paraissent injustes à l'homme sont probablement ceux qui sont les plus justes. L'homme ne peut comprendre la justice parce qu'il est lui-même trop peu capable de justice.
Le besoin d'entendre affirmer par d'autres tout le bien qu'on pense de soi trahit le faible crédit qu'on accorde à sa propre opinion.
La France ? Une nation de bourgeois qui se défendent de l'être en attaquant les autres parce qu'ils le sont.
Deux choses ne peuvent se cacher : l'ivresse et l'amour.
Celui qui est amoureux de soi a au moins l'avantage de ne pas avoir trop de rivaux.
La foi en soi est le point de départ d'une véritable vie d'homme.
Un idéaliste est une personne qui aide les autres à prospérer.
Tout jeune, on pousse. Adulte, on se pousse. Vieux, les autres vous poussent.
La conscience est bien plus que l'écharde, elle est le poignard dans la chair.
Quand on a pour soi la justice divine, celle des hommes est inutile.
L'homme nie essentiellement ses besoins animaux, c'est le point sur lequel portèrent la plupart de ses interdits, dont l'universalité est si frappante et qui vont en apparence si bien de soi qu'il n'en est jamais question.
Il ne peut y avoir de plus grand cadeau que celui de donner son temps et son énergie pour aider les autres sans rien attendre en retour.
Le monde moderne vit donc dans un affrontement entre deux amours bien différents : l'amour de Dieu poussé jusqu'au mépris de soi et l'amour de soi poussé jusqu'au mépris de Dieu.
Je me suis replié sur moi-même pour ne pas me déplier sur les autres.
Les gens ont pitié des autres dans la mesure où ils auraient pitié d'eux-mêmes. Le malheur ou la laideur sont des miroirs qu'ils ne supportent pas.
Pour que Charb, Cabu et les autres ne soient pas morts pour rien, laissez-nous l'ouvrir et risquer notre peau.