La vanité gâte le plus beau génie.
Pour faire illusion aux autres, il faut être capable de se faire illusion à soi-même, et c'est un privilège qui n'est donné qu'au fanatisme et au génie, aux fous et aux poètes.
En France, la liberté est un peu comme le génie de la Bastille, le pied est toujours en l'air, pour s'envoler !
Dans le vaste champ de l'intrigue, il faut savoir tout cultiver, jusqu'à la vanité d'un sot.
Ceux qui rêvent la nuit dans les recoins poussiéreux de leur esprit s'éveillent au jour pour découvrir que ce n'était que vanité ; mais les rêveurs diurnes sont des hommes dangereux, ils peuvent jouer leur rêve les yeux ouverts, pour le rendre possible.
L'idéal est un baume puissant qui double la force d'un homme de génie et tue les faibles.
Le génie est une forme de magie, et le propre de la magie, c'est qu'on ne peut l'expliquer.
Le génie est fait pour éclater dans une apothéose fertile ou destructive, qui se nichera un jour dans un tome poussiéreux d'une encyclopédie quelconque.
La vanité fleurit, mais sans monter en graine.
La science est le tronc d'un baobab, qu'une seule personne ne peut embrasser.
La stupidité et le génie se rencontrent sur un terrain qui leur est commun à tous les deux : l'imprévu dans la découverte.
La vanité fait partie du talent : il est comme une montgolfière qui ne s'élève que lorsqu'elle est gonflée.
Et si dans notre époque de quasi-nains, le scandale colossal d'avoir du génie nous permet de ne pas être lapidés comme des chies pi de crever de faim, ce ne sera que par la grâce de Dieu.
Il y a science des choses simples et art des choses compliquées.
La science est surtout une prise de conscience de plus en plus complète de ce qui peut et doit être découvert.
Toute vanité souffre de la désaffection amoureuse dans la mesure même où on l'a flattée
Le génie renvoie à l'idée de surprise, d'innovation. Il s'oppose à la banalisation, à l'automatisation.
Il est parfois important que la science sache oublier les choses dont elle est la plus sûre.
Les grands vendent toujours leur société à la vanité des petits.
La science doit s'accommoder à la nature. La nature ne peut s'accommoder à la science.
D'ordinaire c'est la vanité qui nous égare et nous lance dans les aventures d'où nous ne pouvons sortir indemnes.
On n'a qu'à rassembler sur la tombe d'un homme de génie les pierres qu'on lui a jetées de son vivant, et il aura une pyramide qui dépassera celle de Kéops.
Ce n'est pas important d'avoir du talent, puisque ça n'excuse jamais de ne pas avoir du génie !
Écrire une chose c'est la posséder - illusion à laquelle est encline une part non insignifiante de l'humanité.
Celui qui excelle ne discute pas, il maîtrise sa science et se tait.
La science est comme une maladie, une maladie qui progresse en transformant le monde et en le dévorant aussi.
Un siècle de science a plus apporté à l'humanité que deux millénaires de religion.
Nos vertus resteraient parfois bien incertaines si, à défaut de l'espoir d'une récompense, elles n'avaient la vanité pour soutien.
Un bon écologiste, c'est un type qui voit loin et qui a peu de foi dans le progrès, la science et la technique.
La distinction entre le passé, le présent et l'avenir n'est qu'une illusion obstinément persistante.
L'économie qui est la science sociale mathématiquement la plus avancée, est la science socialement la plus arriérée, car elle s'est abstraite des conditions sociales, historiques, politiques, psychologique, écologiques inséparables des activités économiqu