Car pas un orphelin dans le vaste monde ne peut être aussi abandonné que l'enfant qui est rejeté par l'amour d'un parent vivant.
Face au monde qui change, il vaut mieux penser le changement que changer le pansement.
Les choses qui vous échappent ont plus d'importance que les choses qu'on possède. Un amour insatisfait a plus d'importance qu'un amour pleinement consommé.
Le monde n'est qu'un égout sans fond où les phoques les plus informes rampent et se tordent sur des montagnes de fange.
Si le monde était clair, l'art n'existerait pas.
Le monde polit plus qu'il n'instruit.
Nous savons qu'un monde pacifique ne peut exister, un tiers riche et deux tiers affamé.
Je suis en partance, comme Colomb, pour l'exploration de la Mer ténébreuse, avec la certitude de l'existence d'un monde à découvrir et la crainte de révolter, à moitié chemin, cinquante passions imbéciles.
S'indigner, c'est bien, se révolter, c'est mieux dans une société qui qualifie de «killer» un type pour dire que c'est un bon.
Nous sentons tous qu'il faut en finir avec cette société névrosée parce que privée de rêves. Il faut fonder un nouveau rêve ; c'est un besoin presque physique.
Je peux aller partout dans le monde avec seulement trois tenues: un blazer bleu et un pantalon de flanelle gris, un costume de flanelle gris et une cravate noire.
Nous savons depuis toujours que le monde est une grande énigme, et qui dit énigme dit aussi que chacun a le droit d'essayer de la résoudre à sa manière.
Il ne fait pas bon être hostile au mariage homosexuel.
On ne négocie pas avec le désir d'une mère.
Le désir ne naît pas seulement de la chimie des peaux ou des cellules mais de l'obsession de la répétition.
L'histoire de toute société jusqu'à nos jours n'a été que l'histoire de luttes de classes.
En réalité, le pouvoir arbitraire a tellement le goût dépravé du vulgaire qu'à peu près toutes les discussions relatives à la société ne concernent pas la manière dont le pouvoir doit être exercé, mais dans quelles mains il doit être placé.
Nous sommes composés de deux idéaux opposés: Amour et Peur. Choisissez-en un et vivez.
Les prévisions des futurologues ne se vérifient que dans un monde où il ne se passe rien d'important.
Certains prétendent qu'il n'y a plus de beauté dans le monde, plus de magie. Alors comment expliquer que le monde entier se rassemble le même soir pour fêter l'espoir d'une nouvelle année ?
La société la plus spirituelle n'est pas celle que les tailleurs, mais celle que les relieurs habillent.
L'Eglise n'a pas de modèle de société à proposer.
Nous voulons nous convertir quand nous serons rebutés du monde ou plutôt quand le monde sera rebuté de nous.
Le prix d'un amour réussi est toujours insoupçonnable.
La société moderne a enseigné à l'homme que son bonheur (ou, pour employer une terminologie théologique, son salut) n'est pas le but de la vie, mais que celui-ci réside dans l'accomplissement de sa tâche, ou dans sa réussite.
La science restera toujours la satisfaction du plus haut désir de notre nature, la curiosité ; elle fournira à l'homme le seul moyen qu'il ait pour améliorer son sort.
Pour que le monde nous appartienne nous devons penser qu'il nous désire. Seul ce qui nous désire est nôtre.
C'est par un amour surhumain qu'on dépasse sa nature.
Le monde est tout petit lorsque l'Amour est grand.
Chez les femmes, il n'est point de classes. Elles ne sont quelque chose dans la société que par ceux qui les épousent ou qui les patronnent.
De nos jours, le plus grand problème du mariage est de subvenir, avec un seul salaire, aux besoins de sa femme et à ceux de l'Etat.