Même si vous ne vous arrêtez et ne vous concentrez que sur votre respiration pendant quelques respirations, ou pendant une minute ou deux, c'est très précieux.
Les véritables roses laissent leurs pétales sur les pianos et les tapis. Elles ont des épines, trop de feuilles et l'odeur des jardins d'été. Elles accompagnent les baisers.
Le plus beau des combats n'est qu'une belle horreur ; Et la plus belle mort n'est qu'un heureux malheur.
On accroît la servitude de l'homme en lui accordant des droits qu'il ne peut contrôler.
Telle était aussi Françoise Dorléac. A la fois timide et audacieuse. Les gestes abruptes mais d'une souplesse d'algue. L'extravagance mais aussi les tourments secrets. Légère, éblouissante et le regard quelquefois triste. On n'était jamais sûr de bien connaitre son visage. Tout en contrastes, en inquiétudes, de celles qui font le scintillement des étoiles.
Le plus délicat du monde, c'est la pure terre vierge ;On dit que d'elle naît l'Enfant des sages.
Les dieux, ça ne dure pas assez ; regarde celui des chrétiens : Il n'a pas deux mille ans et il commence déjà à donner des signes de fatigue.
Là où il y a des filles amoureuses, il est inutile de verrouiller les portes.
Il existe des guerres justes. Mais le propre des guerres justes est de ne pas demeurer longtemps.
Le milieu de la chanson est un milieu très dur, on est seul sur la scène, on doit se défendre seul, contrairement au théâtre et au cinéma où on a des partenaires ...
Elle était près de ses sous et moi, encore plus près des siens.
Les adeptes du calumet (sans doute parce qu'ils marmonnent) disent des choses plus sensées, plus profonds que la moyenne des gens.
Le chagrin, à certaine dose, prouve beaucoup d'affection ; mais à trop forte dose, il prouve toujours quelque faiblesse d'esprit.
On ne raconte pas de fable à des enfants endormis.
Il faut autour de soi, pour exister, des réalités qui durent.
On ne sait plus faire de galipettes de nos jours. J'entends des vraies galipettes de jadis, ces petits gâteaux ronds, dorés et croquants qui donnaient envie de danser chaque fois qu'on en mangeait et rendaient la joie de vivre aux plus moroses.
Ceux qui par la science vont au plus haut du monde Qui par leur intelligence, scrutent le fond des cieux Ceux-là, pareils à la coupe du ciel La tête renversée, vivent dans leur vertige.
Ne pas exprimer sa douleur au compte-gouttes ni la payer à crédit avec des intérêts astronomiques.
Il n'y a qu'à être en Espagne pour n'avoir plus envie d'y bâtir des châteaux.
Les maisons de retraite, c'est comme les colonies de vacances sauf qu'il n'y aura pas de rentrée des classes.
Les fautes des hommes sont relatives à l'état de chacun.
La grimace est le sourire des pauvres.
Une jeune femme a beau se convaincre que tous les hommes sont des vauriens, il en vient toujours un qui a l'air d'une exception.
Si vous recherchez le meilleur de vos employés, ils s'épanouiront. Si vous critiquez ou recherchez le pire, ils se ratatineront. Nous avons tous besoin de beaucoup d'eau.
Pas d'épousailles du théâtre et du cinématographe sans extermination des deux.
Le "french style", comme l'appellent les Anglais, ce sont des vêtements très simples, des couleurs neutres.
Il y a des bravoures opiniâtres et ignorées qui se défendent pied à pied dans l'ombre contre l'envahissement fatal des nécessités et des turpitudes.
Aujourd'hui, nos dirigeants sont tous des managers.
Morale : je crois bien que c'est l'ensemble des règles de vie que chacun trouve excellentes pour autrui et inutiles pour soi.
L'amour est un acte trop lucide, son passage dans la vie ne déchire-t-il pas des années d'habitude, parfois, ne chasse-t-il pas tout un passé ?
La vie a été un enfer ces dernières années. On se tuait, on se volait, on s'assassinait. Tout le monde se livrait au brigandage. Beaucoup sont devenus fous ou se sont suicidés. Tout ça pour l'or, et cet or, s'est transformé en eau-de-vie...