C'est normal ! Les pauvres c'est fait pour être très pauvre et les riches très riches !
Cette citation, attribuée à Louis de Funès, exprime de manière brutale et cynique une vision figée et inéluctable de la société. Elle suggère que la pauvreté et la richesse ne sont pas des états temporaires ou accidentels, mais des destins préétablis et intrinsèques à l'ordre social. L'utilisation du terme "normal" accentue l'idée d'une acceptation ou d'une légitimité de cette profonde inégalité.
Dans la vie quotidienne, cette citation résonne lorsque l'on observe :
Le message à retenir, surtout dans le contexte d'une figure comique et critique comme Louis de Funès, est une dénonciation grinçante de l'inégalité flagrante. C'est un appel indirect à remettre en question l'idée que la grande pauvreté et la grande richesse sont des états acceptables et "naturels" au sein d'une société qui se veut juste et équitable.
Cette idée fait écho aux réflexions sur la stratification sociale et les inégalités que l'on retrouve chez de nombreux penseurs et économistes :
Bien que la citation soit largement attribuée à Louis de Funès, elle ne provient pas d'une interview ou d'une déclaration personnelle directe de l'acteur sur le sujet de l'économie. Elle est tirée d'une réplique de son personnage, Léopold Saroyan, dans le film "La Folie des grandeurs" (1971), réalisé par Gérard Oury. Elle est donc l'expression d'un personnage de fiction, un collecteur d'impôts véreux et cynique, ce qui confirme son intention satirique.
L'acteur qui a prononcé cette réplique est Louis de Funès (1914-1983), l'une des figures majeures et les plus populaires du cinéma comique français du XXe siècle. Cependant, l'auteur littéraire de la phrase est l'un des scénaristes et dialoguistes du film "La Folie des grandeurs", probablement Gérard Oury lui-même ou Danièle Thompson.
Le film "La Folie des grandeurs" est sorti en 1971, à une époque marquée par des tensions sociales persistantes en France, quelques années après les événements de Mai 68. Le fossé de classes était un sujet de débat brûlant. Le personnage de Saroyan, qui incarne le cynisme des élites et des profiteurs, s'inscrit parfaitement dans la critique post-68 de la bourgeoisie conservatrice et de ses privilèges. L'utilisation d'une comédie populaire permettait de faire passer une critique sociale forte sous couvert de rire.
Un moment où j'atteins une sorte de bonheur. Les montagnes sont bleues à l'ombre et d'un blanc mat et lumineux au soleil. Les arbres sont merveilleusement divers, les uns dépouillés déjà, certains jaunissants, d'autres encore verts. Le torrent coule depuis [...] â–º Lire la suite
Demandez à n'importe quel Mexicain, à n'importe quel Portoricain, à n'importe quel homme noir, à n'importe quel pauvre - demandez aux misérables comment ils s'en sortent dans les couloirs de la justice, et alors vous saurez, non pas si le [...] â–º Lire la suite