Il y a beaucoup de choses que nous aimerions jeter si nous n'avions pas peur que d'autres les ramassent.
A bien prendre les choses, le dictionnaire est le livre par excellence : tous les autres livres sont dedans, il ne s'agit plus que de les en tirer.
La pensée de cette lutte universelle provoque de tristes réflexions, mais nous pouvons nous consoler avec la certitude que la guerre n'est pas incessante dans la nature, que la peur y est inconnue, que la mort est généralement prompte, et que ce sont les êtres vigoureux, sains et heureux qui survivent et se multiplient.
Quel merveilleux don nous avons, nous les écrivains, de nous torturer et de torturer les autres !
Rien ici ne peut plus nous rejoindre, rien sinon ce sentiment jusque là inconnu et que je découvre avec stupeur : le respect. Le respect pour un autre et, finalement, le respect aussi pour soi que cet autre juge digne d'être son ami.
la principale occupation des gens de gauche aujourd'hui est de traiter les autres de racistes.
Parler au niais ou perdre son temps avec le sot, c'est jeter de la fleur de froment au pourceau.
On ne doit pas jouer franc jeu quand les autres trichent.
Les enfants du forgeron n'ont pas peur des étincelles.
J'ai toujours compté sur la discipline pour atteindre des objectifs grands et petits. Dès mon plus jeune âge, mon père m'a inculqué une véritable éthique du travail - et une peur des hommes. J'ai toujours eu l'impression que si je [...] â–º Lire la suite
L'Antiquité conseille de se connaître, l'Eglise de s'oublier... Ce n'est pas contradictoire : on ne se possède qu'en se quittant, et c'est chez les autres qu'on se découvre.
Il faut savoir risquer la peur comme on risque la mort, le vrai courage est dans ce risque.
Il n'y a rien comme la misère des autres pour nous sortir de la nôtre.
La connaissance qu'a un seul homme de la faute de cent autres ne lui sert à rien.
Plus un gars flambe dans la victoire, plus il a peur de la défaite.
L'amitié est parfois une façade, une excuse qui cache un sentiment plus fort qu'on veut pas s'avouer où qu'on a trop peur d'explorer.
À quoi sert la philosophie ? À nourrir ceux dont c'est le métier et à consoler les autres de ne pas en croquer.
On n'est jamais trahi ; on se sert des autres pour se trahir soi-même.
Une autre fois Paul Arène, ami de jeunesse de mon père, famillier de la maison, mais déchu par l'alcool et l'envie, cette plaie de l'homme de lettres, colporta qu'il était l'auteur véritable des Lettres de mon Moulin, assertion d'autant plus [...] â–º Lire la suite
Il y a pire que la modestie. C'est la peur de l'orgueil.
La naissance, la beauté, la bonne façon, le raisonnement, le courage, l'instruction, la douceur, la jeunesse, la libéralité et autres qualités semblables, ne sont-elles pas comme les épices et le sel, qui assaisonnent un homme ?
A force de penser à ce que les autres pensent de nous, on en oublie de se penser soi-même.
Les autres font ce qu'ils veulent de tes mots, tandis que tes silences les affolent. Tiens ta langue et ils se mettront en huit pour essayer de piger ce que tu ne dis pas.
J'ai vu plus loin que les autres parce que je me suis juché sur les épaules de géants.
Il existe une peur qui émerge de la conscience et qui découle de l'instinct de conservation. Elle doit exister. Et puis, il y a la peur qui paralyse et qui fait perdre les dixièmes de seconde. Celle-là doit disparaître.
Quand on fait quelque chose, on provoque des critiques chez trois catégories de personnes : 1) celles qui font la même chose ; 2) celles qui font le contraire ; 3) et surtout celles qui ne font rien.
Rien ne ressemble plus à la mort que la peur qu'on en a.
Aujourd'hui j'ai peur de vivre, demain j'aurai peur qu'on m'oublie.
C'est seulement quand l'hiver est arrivé qu'on s'aperçoit que le pin et le cyprès perdent leurs feuilles après tous les autres arbres.
La peur n'applique jamais un remède à propos.
La plus grande erreur que vous puissiez faire, dans la vie, c'est d'avoir peur de faire des erreurs.