Parfois, il faut tomber pour connaître la sensation de se lever.
A la divinité seule appartient de connaître infiniment son infime perfection.
Si un humain n'est pas capable de percevoir la douleur d'un autre, il serait justifié de lui retirer sa qualité d'homme.
Mourir n'est rien si cachée au fond de l'âme, on emporte la satisfaction de s'être donné brutalement sans considération de retour ou de gratification, se donner tout simplement par la force de l'amour.
Lorsque l'amour est mort, on n'a pas le droit de lui donner l'aumône. L'amitié est une aumône, par rapport à l'amour-passion.
La douleur d'un homme intelligent fait plus mal à voir que celle d'un imbécile.
Donnez de l'argent, n'en prêtez pas. Donner ne fait que des ingrats, prêter fait des ennemis.
A-t-on jamais vu une ronce donner des roses ?
Le sage poursuit l'absence de douleur et non le plaisir.
Il n'y a de bonheur au monde que dans le sentiment de la force uni à celui de la puissance.
Il est plus facile de donner un conseil aux autres qu'à soi-même.
Une nation s'affaiblit lorsque s'altère et se corrompt le sentiment religieux.
Toute influence est immorale. Influencer quelqu'un c'est lui donner son âme.
Il faut du courage pour vivre. Il en faut plus pour se donner l'illusion, ainsi qu'aux autres, qu'on est heureux de vivre.
Le sentiment de confiance est tout aussi difficile à acquérir qu'à octroyer, car il finit souvent bafoué et trahi à tel point que nous finissons par nous méfier de notre propre chemise.
Si l'on veut trouver certains aspects vivants de la Grèce antique, il ne faut pas les chercher dans les monuments, ni même dans les lieux, mais dans telle façon d'être ou de vivre, dans une tradition, une fête, parfois même un conte.
Les passions sont comme des bibliothèques où le vulgaire séjourne sans connaître les trésors qu'elles contiennent.
L'arrogance vient vraiment de l'insécurité, et en fin de compte notre sentiment que nous sommes plus grands que les autres est vraiment le revers de notre sentiment que nous sommes plus petits que les autres.
On peut connaître la vertu d'un homme en observant ses défauts.
La grande affaire est de donner à l'enfant une haute idée de sa puissance, et de la soutenir par des victoires ; mais il n'est pas moins important que ces victoires soient pénibles, et remportées sans aucun secours étranger.
Il n'y a guère que ceux qui se taisent qui disent parfois la vérité, par omission.
Pour connaître l'origine et la qualité d'un vin, il n'est pas nécessaire de boire le tonneau entier.
La douleur ne perdure pas continuellement dans la chair, et la douleur extrême ne dure que le temps le plus bref. Quant aux longues maladies, elles s'accompagnent, dans la chair, de plus de plaisir que de douleur.
La meilleure façon de donner des leçons à ses enfants, c'est de deviner ce qu'ils veulent et de leur conseiller de le faire.
La démocratie est parfois brouillonne, elle nécessite parfois un peu de patience aussi. (...) J'appelle chacun à rester calme, le processus fonctionne, le dépouillement touche à sa fin, on sera vite fixés.
Le chasseur à l'affût, s'immobilise parfois pour s'orienter.
Il est parfois dans la vie de ces rencontres bizarres qui décident de vous comme une main détermine les mouvements d'un pantin.
Il est toujours stupide de donner des conseils, mais en donner de bons est absolument fatal.
Aimer serait simple si nous n'étions tentés de posséder l'être qui nous intéresse.
Compromis. Sorte d'ajustement d'intérêts divergents qui consiste à donner à chaque adversaire la satisfaction de penser qu'il a eu ce qu'il ne devait pas obtenir, et qu'il est privé de rien, sinon de ce qui lui était véritablement dû.
La bienveillance et le sentiment ennoblissent les actions les plus anodines.