Un eunuque décapité, ça n'a ni queue ni tête.
Je manque d'indulgence, mais si on était indulgent à 20 ans, où irait le monde ?
Être moi, c'est, par-delà toute individuation qu'on peut tenir d'un système de références, avoir l'identité comme, contenu. Le moi, ce n'est pas un être qui reste toujours le même, mais l'être dont l'exister consiste, à s'identifier, à retrouver son identité [...] â–º Lire la suite
Le loup dit qu'il y a de la viande dans la vallée où il n'est pas entré.
La queue du chien restera toujours tordue, même cent fois ajustée dans un moule.
Certains pensent qu'ils font un voyage, en fait, c'est le voyage qui vous fait ou vous défait.
La patrie est là où l'on nous aime.
Une phrase, c'est comme un vêtement. Il ne faut pas qu'elle gratte dans le dos, qu'elle gêne aux emmanchures ni qu'on s'y sente endimanché, ou tarte.
On ne lit pas, ni écrit de la poésie, parce que c'est joli. On lit et écrit de la poésie car on fait partie de l'humanité. Et l'humanité est faite de passion. La médecine, le droit, le commerce sont nécessaires [...] â–º Lire la suite
Y a pas plus de honte A se refuser, Ni plus de mérite Qu'à se faire baiser.
L'hérédité est comme une diligence dans laquelle tous nos ancêtres voyageraient. De temps en temps, l'un d'eux met la tête à la portière et vient nous causer toutes sortes d'ennuis.
Il n'y a pas de bonheur là où il y a de la volonté. La volonté, ça vous met toujours des bâtons dans les roues.
Il est toujours important de lever la tête quand tu marches. La vie, ça ne se passe pas par terre. Tu lèves les yeux et tu aperçois du linge aux balcons et des enfants aux fenêtres, un peu de joie, de la misère quelquefois...
Attention aux roches, et surtout, attention aux mirages ! Le Yang-tsé-Kiang n'est pas un fleuve, c'est une avenue. Une avenue de 5000 km qui dégringole du Tibet pour finir dans la mer Jaune, avec des jonques et puis des sampans de [...] â–º Lire la suite
Dieu que les Français aiment donc les règlements ! Ils en mettent partout, même là où ils n'ont rien à faire : dans la littérature.
Là ou est l'ordre, c'est le pain ; là où est le désordre, c'est la faim.
La chance, c'est ce qui tombe bien ou mal, c'est le coup de dés.
Les hommes sont extrêmement portés à espérer et à craindre, et une religion qui n'aurait ni enfer ni paradis ne saurait guère leur plaire.
Les fantômes sont nombreux dans une maison où de grandes souffrances ont été endurées.
Le lit, c'est l'endroit où on fait l'amour, pas le lieu de la maladie et de la mort.
Quand les cons voleront, tu sera chef d'escadrille.
Il y a des moments où il faut se précipiter à la poursuite de l'espérance.
On aimerait à savoir si c'est la littérature qui corrompt les moeurs ou les moeurs au contraire qui corrompent la littérature.
L'amour pour Dieu seul, considéré en lui-même et sans aucun mélange de motif intéressé, ni de crainte, ni d'espérance, est le pur amour ou la parfaite charité.
Le jour où une femme pourra se promener librement sur les routes la nuit, ce jour-là on pourra dire que l'Inde a accédé à l'indépendance.
Moi j'y crois au Père Noël. J'y crois aussi, je crois à un jour par an où nous donnons à tout le monde pour le plaisir de donner en sachant que ce n'est pas nous qui serons remerciés ce sera le Père Noël. C'est cela qui est merveilleux, on n'a pas à remercier personne...
L'incident le plus insignifiant peut, à un moment donné, modifier totalement le cours de la vie d'un homme; souvent, au bout du compte, nul ne serait dire s'il s'agit d'une catastrophe ou d'une bénédiction.
Ce que je te suis te donne du doute?Ma vie est à toi, si tu la veux, toute.Et loin que je sois maître de tes voeux,C'est toi qui conduis mon rêve où tu veux.
Là où on ne voit rien d'autre, où on n'entend rien d'autre, où on ne connaît rien d'autre, c'est l'infini. Là où on voit autre chose, où on entend autre chose, où on connaît autre chose, c'est tout petit. Seul l'infini est immortel. Le fini est mortel.
Il y a des moments où il fait bon d'oublier qu'on existe ! Comme cela repose des vicissitudes ordinaires de la vie !
La mort. Cela ne s'apprend pas. On ne peut apprendre que ce qu'on peut répéter. La mort est un fait unique et un fait brut. A partir du moment où on ne croit pas à un au-delà ou à une réincarnation, il ne reste plus qu'à accepter le néant.