Si les hommes relient les livres..., les livres relient aussi les hommes.
Ma plus grande victoire a été d'apprendre à m'accepter en tant que personne, avec tous mes défauts... Je suis loin de ressembler à l'être humain que j'aimerais être. Mais j'ai décidé que je n'étais pas si mal, après tout.
Les enfants trouvent tout d'un rien, les hommes ne trouvent rien dans tout.
N'est-il pas étrange de voir les hommes combattre si volontiers pour leur religion et vivre si peu volontiers selon ses préceptes ?
Les hommes chassent, les femmes pèchent.
Tandis que l'homme devient un être humain par l'affirmation de lui-même, la femme le devient en renonçant à elle-même.
Rien de ce qui est humain n'est simple.
Elle m'y trouve non comme un amant mais comme l'homme qui vit avec elle, qui est là parce qu'il n'y a aucune raison qu'il ne soit pas là, qui lit un journal, qui écoute un disque ou qui téléphone pour ses affaires.
Il a été convenu que les femmes feraient semblant d'être faibles et timides et que les hommes feindraient d'être forts et courageux.
Depuis l'Evangile jusqu'au Contrat Social, ce sont les livres qui ont fait les révolutions.
Un personnage de roman, c'est n'importe qui dans la rue, mais qui va jusqu'au bout de lui-même.
Les hommes finissent toujours par trahir leurs idéaux.
Il suffit que les hommes s'emparent de tâches réputées féminines et les accomplissent hors de la sphère privée pour qu'elles se trouvent par là même ennoblies et transfigurées.
Les hommes trompent souvent ; les femmes peu souvent, et, en cherchant bien, il n'y a guère de perfidies à leur reprocher.
S'il est vrai que les hommes sont meilleurs que les femmes parce qu'ils sont plus forts, alors pourquoi les lutteurs de Sumo ne sont-ils pas au gouvernement ?
Je n'ai pas d'ordinateur. Je ne méprise pas du tout l'informatique, tous mes amis écrivent à l'ordinateur, mais moi j'écris mes articles avec un stylo et mes livres avec un crayon. C'est la seule névrose que j'ai : je ne dois pas perdre mon crayon. Je sais qu'un livre, c'est quatre crayons.
Les hommes devraient continuer à se battre, mais ils devraient se battre pour des raisons qui en valent la peine, pas pour des lignes géographiques imaginaires, des préjugés raciaux et la cupidité privée revêtus de la couleur du patriotisme.
Il y aura toujours des hommes qui rêveront pour ceux qui ne savent plus le faire.
Tandis qu'à leurs oeuvres perverses, Les hommes courent haletants, Mars qui rit malgré les averses, Prépare en secret le printemps.
C'était au reste un de ces hommes qui aiment assister à leur propre vie, considérant comme déplacée toute ambition de la vivre.
Quand les maîtres de l'Empire déraisonnent, les hommes du peuple dépérissent.
Les hommes déprécient ce qu'ils ne peuvent comprendre.
Les livres peuvent se diviser en deux groupes : les livres du moment et les livres de toujours.
Les livres finissent par faire partie de ceux qui les possèdent.
Histoire - c'est ce que ces hommes âgés amers écrivent.
C'est là qu'on enfermait les hommes perdus, dans une solitude préalable à celle du tombeau.
La peine capitale n'a jamais détourné les hommes déterminés à outrager la société.
On se demande, en voyant certains livres : qui peut les lire ? - En voyant certaines gens : que peuvent-ils lire ? - Puis ça finit par s'accrocher.
Le drame de la belle-mère, ce personnage comique du répertoire, c'est qu'il est l'image de la durée...
Vous ne devriez pas rester couché jusqu'à dix heures. La meilleure partie de la matinée est déjà passée avant ce moment-là. Une personne qui n'a pas fait la moitié de son ouvrage de la journée à dix heures risque de laisser inachevée l'autre moitié.
Il n'y a pas que brûler des livres qui m'inquiète. Il y a aussi ceux qui ne seront jamais écrits, du fait de la crainte de la censure.