Tout ce qui est dit et non montré est perdu pour le spectateur.
L'amour des possessions est une faiblesse à surmonter. Il s'attache à la part matérielle de l'existence et, si on le laisse prendre de l'importance, il risque de perturber l'équilibre spirituel.
Notre coeur périssable, notre imagination si mouvante s'attachent à ce coteau d'éternité. Nos sentiments y rejoignent ceux de nos prédécesseurs, s'en accroissent et croient y trouver une sorte de perpétuité.
L'invention technique procède de l'homme seul et non de ses besoins vitaux, mais de ses rêves, c'est-à-dire de ses vrais désirs.
On ne saurait dire si c'était son goût de ce qui était rare qui lui avait donné celui de la justice, ou bien l'inverse.
C'est toujours une question de timing. Si c'est trop tôt, personne ne comprend. S'il est trop tard, tout le monde a oublié.
Marx disait que le prolétariat, en se libérant, libérerait le monde entier. Si le prolétariat s'est largement émancipé - l'ouvrier est désormais un électeur comme un autre -, le monde n'a en revanche pas été libéré.
Il est si peu d'enfants à égaler leur père ; pour tant qui peuvent moins, combien peu peuvent plus !
Les morts sont des invisibles, mais non des absents.
Quant à la liberté... Si je me suis mariée trois fois, c'est uniquement par politesse. «Ne mettons pas nos noms au bas d'un parchemin...» Brassens a raison.
Se marier c'est être aussi bien avec elle que si on était tout seul.
Il n'est si longue épreuve qui ne touche à sa fin.
Avoir un avatar ne vous donne pas d'identité et avoir un personnage en ligne ne fait pas de vous une personnalité non plus.
A l'époque où l'on n'a jamais si bien compris la relation mère-enfant, les nourrissons n'ont jamais été si seuls.
Il n'était pas possible que ces gens fussent tous les jours aussi sombres et aussi taciturnes ; il n'était pas possible, si mauvais caractère qu'ils eussent, que cet air renfrogné qu'ils avaient tous fût leur air de tous les jours.
Sommes-nous donc si seuls, et même lorsque nous sommes aimés, que la moindre des complicités galantes nous éclaire et nous comble ?
Les douces courbes innombrables qui font d'un corps de femme, pour l'homme qui en est amoureux, un paysage qu'il n'en finit pas de découvrir et que chaque mouvement rend nouveau comme au jour de la création.
Grande est certainement notre faute, si la misère de nos pauvres découle non pas des lois naturelles, mais de nos institutions.
J'écris sur un rythme et non sur une intrigue.
Le mariage, depuis le moment où il est conclu et scellé, est une chose à faire, non une chose faite.
Ton secret c'est ton sang ; si tu le donnes entièrement, tu meurs.
- Je peux être franche avec toi ? - Ah non, je déteste de la franchise. Les gens qui disent la vérité sont souvent horribles. - Mais dis-moi quand même. Comment un mec comme toi peut être encore célibataire à ton [...] â–º Lire la suite
Attendre, espérer... le silence... si dure torture, si grande blessure.
Le pouvoir, c'est comme être une femme... si vous devez dire aux gens que vous l'êtes, vous ne l'êtes pas.
Il voulait être fasciné par les choses qui lui plaisaient et non par celles que les autres lui conseillaient.
La force est la reine du monde et non pas l'opinion, mais l'opinion est celle qui use la force.
Et si je poussais une longue plainte déchirante pudiquement cachée sous la morsure cinglante de mon humour ravageur ?
Les querelles ne dureraient pas longtemps si le tort n'était que d'un côté.
"Bite" c'est un gros mot, même si c'est une petite.
Je crois en définitive, que l'homme est un être si libre que l'on ne peut lui contester le droit d'être ce qu'il croit qu'il est.
Il y a dans l'aveu public des angoisses du coeur, et de ses voluptés non moins amères, une vanité et une profanation gratuites.