Craindre l'on doit uniquement les choses qui risqueraient de mal faire à quelqu'un ; les autres, non : elles ne sont terribles.
La gourmandise, le péché des moines vertueux.
Tant que je n'ai pas abattu l'adversaire, je peux craindre qu'il m'abatte. Je ne suis donc pas mon propre maître, car il me dicte sa loi comme je lui dicte la mienne.
Si votre ami doit souffrir afin que la lumière éclaire votre route révélant sous le vernis du crime un macabre destin vous conduisant à emprunter d'autres voies, c'est que sa douleur est pénétrée d'une vraie noblesse, d'une suprême gloire puissions nous avoir le même sort. Tu as dit pauvre Toby ! j'ai dit pauvre de nous !
Manger pour vivre non vivre pour manger.
Étendez-moi rigide au fond de cette bière,Placez entre mes mains nos livres décadents :Laforgue, Maldoror, Rimbaud, Tristan CorbièreMais - pas René Ghil : ça me fout mal aux dents !
La santé, c'est d'avoir mal tous les jours à un endroit différent.
Le mal retourne à celui qui le fait.
Le péché corrompt les actes mais les actes ne créent pas le péché.
Rien dans la vie n'est à craindre, tout doit être compris. C'est maintenant le moment de comprendre davantage, afin de craindre moins.
Prêtez votre argent à une ville, mais non à un homme.
Le mal porte le repentir en queue.
Parfois une apparente ressemblance de caractère va rapprocher deux hommes et les unir pour un certain temps. Mais leur erreur devient peu à peu évidente, et ils s'étonnent de se trouver non seulement éloignés, mais même repoussés, en quelque sorte, à tous leurs points de contact.
C'est sur le fond et non sur l'apparence qu'il faut juger.
Un homme ne se mêlant pas de politique mérite de passer, non pour un citoyen paisible, mais pour un citoyen inutile.
Le mal et le bien, aux origines, cela a dû être ce qui faisait plaisir ou non.
Une femme ne peut être préservée que par l'amour, non pas celui qu'elle inspire, mais qu'elle ressent.
La Bible est une oeuvre littéraire et non pas un dogme.
Dans une réception, ne dites jamais du mal de vous-même. On s'en chargera quand vous serez parti.
Qui te fait du bien te lie. Qui te fait du mal te libère. La liberté surpasse les fers.
La vie est comme une ombre qui passe. La mort aussi. Seule, la douleur demeure. Elle n'en finit pas. Jamais.
La haine rend non seulement aveugle et sourd mais incroyablement bête.
Ce qui constitue au contraire le mérite de notre théorie, c'est le fait non pas d'avoir eu une idée juste, mais d'avoir été naturellement amené à concevoir cette idée.
L'amour nous rachète du péché d'exister: quand il échoue, il nous accable de la gratuité de cette vie. Seul, je me sens à la fois vide et saturé: si je ne suis que moi, je suis de trop.
Et si le bien qu'on dit toujours des disparus s'expliquait par la certitude qu'ils ne feront plus aucun mal ?
Quand tu souffres, regarde la douleur en face : elle te consolera elle-même et t'apprendra quelque chose.
Une bonne histoire vaut mieux que toutes les vérités historiques, non ?
Mieux vaut un ennemi sage qu'un ami stupide.
La liberté s'accommode fort mal d'un simple changement de dépendance.
Il y a une sorte de mal là-bas. Quelque chose de très, très étrange dans ces vieux bois. Appelez ça comme vous voulez. Une obscurité, une présence. Il prend de nombreuses formes mais... il existe depuis aussi longtemps que l'on s'en souvienne et nous avons toujours été là pour le combattre.
Un boomerang, c'est un bâton qui a le mal du pays.