Les humains ont un don pour désirer ce qui leur fait le plus de mal.
Celui qui ne fait pas, et n'imagine pas le mal, est porté non pas à nier l'existence du mal, mais à refuser de croire à la fatalité du mal, à se refuser d'admettre que le mal soit inévitable et inguérissable.
J'ai donne le libre-arbitre, c'est-a-dire le pouvoir de choisir entre le bien et le mal. S'il ne pouvait choisir le mal ; il ne pourrait non plus choisir le bien.
Toute morale est morte ! La crise est de morale aussi bien que d'argent. On décampe en hurlant du bateau qui naufrage. Il n'y a plus d'amis.
J'aime à croire que la plupart des êtres humains abordent les choses avec le point de vue qu'ils font simplement ce qu'ils pensent devoir faire à ce moment-là. Parfois, les gens prennent de mauvaises décisions, mais ce n'est pas mauvais, pas malveillant.
A quoi nous servirait la chance d'être nés humains si nous n'avions pas les moyens de vivre comme des êtres humains ?
Accepter le mal qu'on nous fait comme remède à celui que nous avons fait.
Il n'y a point de remède contre un mal accompli.
Le mal que l'on imagine est insupportable, celui que l'on subit est presque toujours supportable.
Au fond, je dois être ce qu'on m'accuse d'être. Je n'ai pas d'amis. C'est censé prouver que je suis anormale. Mais tous les gens que je connais passent leur temps à brailler, à danser comme des sauvages ou à se [...] â–º Lire la suite
En somme, refusant le mal, le colonisateur de bonne volonté ne peut jamais atteindre au bien, car le seul choix qui lui soit permis n'est pas entre le bien et le mal, il est entre le mal et le malaise.
Ce sont toujours les personnes mal habillées qui sont les plus intéressantes.
Le mal est l'une de ces questions existentielles au contact de laquelle une philosophie se sait, s'éprouve.
Le monde se porte toujours mal pour celui qui en connaît trop.
La mort fait de nos sentiments humains de vains tremblements à la surface de l'eau.
Je ne dirai du mal de personne et je dirai tout le bien que je sais de tout le monde.
Le cinéma est un hymne au mensonge fondé sur la croyance que les êtres humains sont réductibles à une projection sur deux dimensions.
On cherche le bien sans qu'on le trouve et l'on trouve le mal sans qu'on le cherche.
Tous les êtres humains peuvent changer leur vie en modifiant leurs attitudes.
Le bonheur, je crois, après pas mal d'expérience, s'atteint et se procure par des choses qui sont gratuites et de petites choses minuscules auxquelles d'ordinaire on ne fait pas attention.
Le mal s'apparente à un gaz : il n'est pas facile à voir, mais il est repérable à l'odeur. Il est le plus souvent stagnant, réparti en nappe étouffante.
A trente ans, nous avons l'apparence des adultes, l'apparence de la sagesse, mais l'apparence seulement. Et si peur de mal faire !
Ne dites jamais du mal de vous ; vos amis en diront toujours assez.
Le bonheur, ça tient à un coup de volant mal négocié.
C'est la philosophie qui découvre les vertus utiles de la morale et de la politique. C'est l'éloquence qui les rend populaires. C'est la poésie qui les rend pour ainsi dire proverbiales.
Faire le bien ne peut pas rendre heureux mais faire le mal rendra à coup sûr malheureux.
La force morale consiste à transformer en vertu le vice qui lui correspond.
C'est l'idée morale des choses qui nous effraye ; un serpent nous fait horreur dans la nature, et les boudoirs de jolies femmes sont remplis d'ornements de ce genre : tous les animaux en pierre que nous ont laissés les Égyptiens, des crapauds, etc.
Notre morale ? Une houppette pour nous-mêmes, une étrille pour les autres.
L'innocence est souvent plus hardie que le vice n'est entreprenant.
Le véritable mal c'est de vivre, non pas de se tuer ou de mourir, c'est de vivre son mal jusqu'à la fin.