Les garçons pensent que les filles sont comme des livres. Si la couverture n'attire pas leur attention, ils ne prendront pas la peine de lire ce qui est à l'intérieur.
Ne dit-on point d'une chose qui fait plaisir, qu'elle en vaut la peine ?
Celui qui lit trop ne comprend rien ; les livres l'empêchent de vivre au lieu de lui apprendre à bien vivre. Mais l'homme d'un seul livre : c'est un ignorant.
Les vrais livres doivent être les enfants non du grand jour et de la causerie, mais de l'obscurité et du silence.
Les collectionneurs qui collectionnent pour collectionner, ces maniaques, et il n'en manque pas, qui dépensent une fortune pour ranger sous vitrine aussi bien des boutons de culotte que des livres rares, peu importe.
Les livres d'histoire qui ne contiennent aucun mensonge sont très ennuyeux.
Quand une parole est lâchée, même quatre chevaux seraient en peine pour la rattraper.
Au sage, un signe suffit. Au sot, à peine le bâton.
L'homme construit des maisons parce qu'il est vivant, mais il écrit des livres parce qu'il se sait mortel.
Il y a une divinité horrible, tragique, exécrable, païenne. Cette divinité s'appelait Moloch chez les Hébreux et Teutatès chez les Celtes ; elle s'appelle à présent la Peine de Mort.
L'amour des livres est le meilleur de tous.
Par ailleurs, la naïveté grotesque des enfants fait peine à voir, surtout si l'on veut bien la comparer à la maturité sereine qui caractérise les adultes. Par exemple, l'enfant croit au Père Noël. L'adulte non. L'adulte ne croit pas au Père Noël. Il vote.
Les hommes lisent des livres et déclament des poèmes ; les femmes doivent savoir broder et coudre.
Aujourd'hui, ce qui ne vaut pas la peine d'être dit, on le chante.
Seule la lecture de ses livres nous fait entrer dans l'intimité d'un écrivain et c'est là qu'il est au meilleur de lui-même et qu'il nous parle à voix basse sans que sa voix soit brouillée par le moindre parasite.
L'amour maternel est si merveilleux qu'on ose à peine en parler : devant le tabernacle le plus grand silence est la plus grande admiration.
La télévision, la lecture de journaux, de magazines, vous imposent les pensées des autres ; sous prétexte d'être "informés" mais en fait par pure curiosité et pour vous distraire, vous êtes captivés par mille sujets.
Évitez les procès. Ils ressemblent à un feu qu'on a de la peine à éteindre, quand une fois il est allumé.
L'essentiel de la vie n'est peut-être qu'une peine à purger.
Le plus clair du temps, la vie est si monotone que cela ne vaut même pas la peine d'en parler, et elle n'évolue guère avec l'âge. Quand nous changeons de marque de cigarette, déménageons, achetons un autre journal, entamons de [...] ► Lire la suite
La lecture encombre la mémoire et empêche de penser.
Une once de bonne réputation vaut mieux que mille livres d'or.
Comment peut-on prétendre que les amis sont rares, dans le besoin ? Mais c'est le contraire. À peine a-t-on fait amitié avec un homme, que le voilà aussitôt dans le besoin et qu'il vous emprunte de l'argent.
Es-tu triste ? Cherche autour de toi un service à rendre, une peine à consoler...
Si l'on y prend garde, on peut parler de tous les livres sans les avoir lus.
Ce n'est pas la peine de parler, disaient ceux qui avaient été dans les camps. La parole ne permettra pas de mieux comprendre.
Cela fait souvent de la peine de penser.
Il faut avoir de grosses illusions bien grasses : on a moins de peine à les nourrir.
Les mains d'un avocat sont toujours dans la poche de quelqu'un.
Les livres ne brûleront pas, les idées ne seront pas emprisonnées. Les censeurs et les inquisiteurs ont toujours perdu dans l'Histoire.
Une idée qui n'est pas dangereuse ne vaut pas la peine d'être appelée idée.