Tu n'es pas bon à rien, tu es mauvais à tout.
Le lecteur peut être considéré comme le personnage principal du roman, à égalité avec l'auteur, sans lui, rien ne se fait.
Il ne sert à rien de se lancer dans une entreprise à moins de pouvoir faire une différence radicale dans la vie des autres.
Braque - de même que Voltaire avec le Bon Dieu - nous nous saluons, mais nous ne nous parlons pas !
Je me sens de plus en plus vagabond. Plus rien ne m'attache. Je peux partir n'importe où. N'importe quand. Je voyage toujours sans valise.
Nous n'avons pas à envier certaines personnes à leur grande richesse ; ils l'ont acquis au prix fort, ce qui ne nous conviendrait pas ; ils ont misé leur repos, leur santé, leur honneur et leur conscience pour l'acquérir, le prix est trop élevé, et il n'y a rien à gagner à un tel marché.
Les hommes n'ont plus le temps de rien connaître. Ils achètent des choses toutes faites chez les marchands. Mais comme il n'existe point de marchands d'amis, les hommes n'ont plus d'amis.
Nous sommes des musiciens. Nous faisons de la musique pour gagner notre vie. C'est si simple. Rien d'autre ne compte.
Chez l'homme civilisé, la crainte de ses morts n'a rien de commun avec le mysticisme des primitifs. Elle est un retour de flamme de sa conscience, un déguisement de ses remords.
La création ne peut être qu'un jeu ou l'on s'oublie. Le bon outil, le maître l'oublie lorsqu'il crée. Il n'y pense plus, et pourtant il ne l'abîme pas, parce qu'il sert.
L'absence finit par vaincre l'amour le plus fort et la présence occasionnelle est encore plus terrible pour l'amoureux sans espoir que la complète séparation.
Le travail, c'est le refuge des gens qui n'ont rien de mieux à faire.
Ah ! Misérables coeurs que nous sommes ! C'est un peu fort pourtant que le mépris ne puisse pas tuer l'amour !...
Les mots peuvent être mortels. Un mot peut tuer quelque chose en vous ou installer dans votre coeur une lèpre que rien ne pourra plus guérir.
Tout ce qui est confronté ne peut pas être changé. Mais rien ne peut être changé jusqu'à ce qu'il soit affronté.
Un bon journal, c'est une nation qui se parle à elle-même.
Rien n'est plus facile que de dénoncer le malfaiteur ; rien n'est plus difficile que de le comprendre.
Un homme vaut un homme. Deux hommes valent la moitié d'un homme. Trois hommes ne valent rien du tout.
Tirer bénéfice d'un bon conseil demande plus de sagesse que de le donner.
Un homme en bonne santé pense couramment, sent et se remémore un nombre incalculable de choses à la fois.
A part parler, je ne sais rien faire. Je veux bien faire l'horloge parlante ou des GPS personnalisés
Un voyageur est une espèce d'historien ; son devoir est de raconter fidèlement ce qu'il a vu ou ce qu'il a entendu dire ; il ne doit rien inventer, mais aussi il ne doit rien omettre.
L'utilisation de la foi de ceux qui croient par ceux qui ne croient pas mais qui prétendent croire, n'a rien à voir avec cette foi qui est un don personnel que Dieu fait à chaque croyant.
J'ai toujours l'impression de pouvoir tout faire. C'est la principale chose par laquelle les gens sont contrôlés : pensées et perceptions de vous-même... Si on vous apprend que vous ne pouvez rien faire, vous ne ferez rien.
Il n'y a rien de mieux qu'un roman, pour faire comprendre que la réalité est mal faite, qu'elle n'est pas suffisante pour satisfaire les désirs, les appétits, les rêves humains.
Le monde tout entier ressemblait à ce jeu de couleurs : il suffisait de retirer une mince feuille grisâtre de mauvais souvenirs et la joie éclatait.
La critique ne doit pas s'écrire : on la parle. A quoi bon écrire ce qui est fait ? Seule, l'oeuvre d'art se fait plume en main.
La vraie littérature a son propre calendrier, sa propre liberté qui n'a rien à voir avec la liberté extérieure.
L'homme assassine toujours ce qu'il aime ; ainsi nous, les pionniers, nous avons tué notre nature sauvage. Certains disent que c'était nécessaire. Peut-être, mais je suis heureux de ne pas devoir être jeune à une époque où il n'y a [...] â–º Lire la suite
Dans les écoles, on apprend des quantités de dates de batailles ridicules, des noms d'anciens rois tout aussi absurdes... mais, de l'homme, on ne sait rien !
Ceux qui pensent à tout n'oublient rien et ceux qui ne pensent à rien font de même puisque ne pensant à rien ils n'ont rien à oublier.