Pendant longtemps, j'ai souhaité l'absence de mon père.
Etrange à quel point la mort d'un autre vous ramène inévitablement à votre propre vie. Tout est si éphémère.
Avec le temps, la passion des grands voyages s'éteint, à moins qu'on n'ait voyagé assez longtemps pour devenir étranger à sa patrie.
- Ringo, t'ouvres ton sac en plastique. Trouves-y mon larfeuille. - C'est lequel ? - Celui où il y a écrit « Bad mother fucker ».
On est tous homo. Je vais expliquer pourquoi. On est tous homo. Y a le homosexuel, et y a le homo, y a le homo parce que on s'adore. Moi je me regarde toujours dans la glace, pourquoi ? Pour [...] â–º Lire la suite
Oooh merde, j'en ai marre de toutes ces conneries. J'en ai marre de tous ça. C'est pas normal. C'est pas normal qu'on habite tous les trois ensembles. J'en ai marre de tomber toujours amoureuse de types qu'en on rien à [...] â–º Lire la suite
- Je pense que tout le monde sait que Nathan et moi avons eu un départ difficile. Nathan une haine mutuelle pas vrai ? - Pire ! - Ouais. Vous voyez, il s'est alors produit un truc marrant ; Haley, elle m'a montré [...] â–º Lire la suite
De mortelles vapeurs assiègent mon cerveau...Une vieille en cheveux qui rôde dans des tombesRicane en égorgeant lentement des colombes ;Et sa main de squelette agrippe mon manteau...
Aux heures creuses de la journée, au retour du bureau, et souvent dans la solitude des dimanches soir, un détail me revient. De toute mon attention, j'essaye d'en rassembler d'autres et de les noter à la fin du cahier de [...] â–º Lire la suite
Le monde m'est nouveau à mon réveil, chaque matin.
A un moment, il a fallu crever l'abcès. Personnellement, j'avais un sérieux besoin de lui rentrer dedans, de me confronter à lui très directement, si ce n'est même un peu violemment. Je l'ai fait, j'ai vidé mon sac. Ce qui [...] â–º Lire la suite
L'espérance dure longtemps tant qu'on y croit : c'est une déesse trompeuse, mais bien utile.
Je suis seul. C'est de moi que mon rire se moque ;Il a mangé la lune, ainsi font les vautours.L'ancre perce mon crâne : on dirait une coqueQui tourne, se retourne et n'a plus de contours.
Je fais confiance à mon instinct, parce qu'il ne m'abandonne jamais.
À mon sens, la gourmandise n'est pas un péché mais plutôt une qualité.
Peindre calmait le chaos qui agitait mon âme. C'était une façon de domestiquer ces dragons qui ont toujours surgi dans mon travail.
Le jeu d'acteur coule dans mon sang. Il y a une sorte de désir créatif de m'exprimer et j'aurais besoin de cet exutoire. Sinon je serais un cauchemar à vivre.
J'étais censé être en perm ce week-end. Mais non ! Je me retrouve à trainer ton gros cul à travers le désert torride avec tes rasta qui dépassent de mon parachute. Il a fallu que tu te ramènes sur terre pour [...] â–º Lire la suite
Pour ma part, quelles que soient ma place et les circonstances, je continuerai à vous servir » et « nul ne saura déraciner mon coeur.
Devant tous ces témoins je déclare mon dessein de te donner l'amour. Que ton âme mérite de te dire, mon amour, que je t'aime sans limites.
Je ne ris jamais avant d'avoir pris mon café.
On ne possède même pas son propre corps.
Depuis tout petit, rien ne m'a jamais empêché de dormir, ni la foudre aux pieds de mon lit, ni les sirènes de pompier dans ma chambre. Pourtant cette nuit, j'ai pas fermé l'oeil.
Je suis allé voir une psy. En fait, j'ai eu un trauma après la mort de mon grand-père. Il avait un fusil de chasse sous son lit après s'être fait voler un camion. Après ses obsèques, en rentrant à la [...] â–º Lire la suite
Pardonnez-moi mon père parce que j'ai pêché. Récemment j'ai eu des pensées impures envers... euh en fait récemment j'ai fait pas mal d'erreurs. Je n'avais pas remis les pieds dans une église depuis la mort de ma mère, tous les [...] â–º Lire la suite
La civilisation, la vraie, j'y pense souvent. C'est, dans mon esprit, comme un choeur de voix harmonieuses chantant un hymne, c'est une statue de marbre sur une colline desséchée.
Dieu est totalement libre, même à l'égard de sa propre existence.
L'avantage de faire son propre panégyrique est que l'on peut en rajouter exactement là où on veut.
Ainsi pris fin l'épisode le plus glorieux de la Campagne de Russie. Glorieux mon cul. C'est de l'assassinat, oui. Le Génie en particuliers et les pontonniers se couvrivrent de gloire. De merde oui.
Je fais de mon mieux pour envisager la vie avec optimisme et espoir et dans l'attente d'un jour meilleur.
Je souris amèrement à me dire qu'aujourd'hui, sur deux pensées, j'en consacre une à ma propre fin, comme s'il fallait tant de façons pour décider ce corps usé à l'inévitable. À cette époque, au contraire, un jeune homme qui aurait [...] â–º Lire la suite