Qui connaît sa douleur la décime. Mais qui connaît sa joie la décuple.
L'amour a fait la douleur et la douleur a fait l'amour.
Les ressources que nous offre l'oubli sont le remède le plus sûr à la douleur de la perte.
En fin de compte, c'est par le degré d'authenticité de notre sourire que nous signifions au monde - à commencer par nos enfants - notre degré d'évolution.
Est-il indispensable, après tout, de découvrir qui l'on est ? Et n'y a-t-il pas plus de joie à se méconnaître, et à se perdre de vue ?
Une histoire à deux, c'est toujours une petite salade mal foutue mais inépuisable.
Un verre de Riesling, jaune comme or, C'est une joie à chanter, Et surtout quand deux chères mains Apportent la bouteille.
Rarement le sommeil visite le chagrin ; quand il daigne le faire, c'est un consolateur tout-puissant.
Ecoute ton coeur. Il connaît toute chose, parce qu'il vient de l'Âme du Monde, et qu'un jour il y retournera.
Le fanatisme est aveugle, il rend sourd et aveugle. Le fanatique ne se pose pas de questions, il ne connaît pas le doute : il sait, il pense qu'il sait.
La joie n'a pas de nuances : ce n'est qu'une dilatation du coeur. L'auteur d'un chef-d'oeuvre applaudi et une petite femme qui fait de l'équilibre sur du fil de fer, dans un cirque, jouissent pareillement de leur gloire.
Je suis très modeste mais j'ai beaucoup de mal à être modeste.
Le masochisme est une perversion absurde qui consiste à se faire du mal à soi-même, alors qu'il y a les autres pour cela.
Faites confiance à la vie, et elle vous apprendra, dans la joie et la peine, tout ce que vous devez savoir.
Le problème du pot connaît la cuillère.
On ne peut lire si on ne connaît les lettres, seulement les lettres sont effacées par le sens.
Les lois suivent toujours la vie, elles ne la précèdent jamais. Quand on les sanctionne, le mal est fait.
C'est ainsi, que périra le monde : dans la joie générale des gens spirituels qui croiront à une farce.
On a mal au dos aux bras partout mais on y croit à la fin du jour du moisAu pognon pris sur nos maux sur nos dos ou nos brasIl y a la nuit sans fin dans d'infinis couloirs
Le bien ne suffit pas à assurer le bonheur, mais le mal suffit à assurer le malheur.
Les Français savent que, depuis deux ou trois générations, il y a une forme de laisser-aller vis-à-vis de l'autorité et que la société est plus violente du fait d'une intégration pas toujours réussie, d'une immigration mal contrôlée, d'une multiplication des atteintes aux personnes et de l'effacement de l'autorité parentale.
Quand on pense au chagrin de ceux qu'on laisserait, on se trouve tout de même un peu moins inutile sur la terre.
Le désir d'un meilleur état est la source de tout le mal dans le monde.
Un pardon qui conduit à l'oubli, ou même au deuil, ce n'est pas, au sens strict, un pardon. Celui-ci exige la mémoire absolue, intacte, active - et du mal et du coupable.
Celui qui ne retire pas de la joie de sa vie quotidienne doit la réorganiser.
Ne te laisse pas vaincre par le mal, mais triomphe du mal par le bien.
Il n'y a rien de mieux qu'un roman, pour faire comprendre que la réalité est mal faite, qu'elle n'est pas suffisante pour satisfaire les désirs, les appétits, les rêves humains.
On s'explique mal que nombre de gens aiment mieux prêter de l'argent, au risque de le perdre, que rembourser celui qu'ils doivent.
On ne se connaît vraiment bien qu'en état d'amour.
La mère du mal n'est pas plus grosse que l'aile d'un cousin.
Qu'est-ce qu'un cynique ? C'est un homme qui connaît le prix de tout et la valeur de rien.