Si la raison gouvernait les hommes, si elle avait sur les chefs des nations l'empire qui lui est dû, on ne les verrait point se livrer inconsidérément aux fureurs de la guerre.
Les hommes ne peuvent résoudre les uns pour les autres le problème de la sagesse. C'est donc à chacun de le résoudre pour soi, de trouver une sagesse à sa mesure. La sagesse ne s'enseigne pas. A chacun de se [...] ► Lire la suite
Le bonheur compense en intensité ce qui lui manque en durée.
Sans les religions, les sciences n'eussent pas existé, car la tête humaine n'aurait pas été habituée à s'écarter de l'apparence immédiate et constante qui lui définit la réalité.
Celui qui veut acquérir la maîtrise de sa destinée ne doit pas tellement attacher de l'importance à ce qui lui vient de l'extérieur.
Connaître ce qui lui était caché, c'est la griserie, l'honneur et la perte de l'homme.
Une oeuvre littéraire peut agir sur la réalité même qui lui a donné naissance.
L'expérience, ce n'est pas ce qui arrive à un homme, c'est ce qu'un homme fait avec ce qui lui arrive.
- Pourquoi êtes vous aussi agité ? - Je bous quand je pense à la patte que ce gros macaque a accroché sur moi. - Qu'est-ce que vous allez faire ? - J'vais rester là, j'vais finir cette bouteille et une fois que j'l'aurais finie j'vais la pulvériser sur le melon qui lui sert de tête.
Etre femme, c'est justement servir à faire passer le temps. Donner au père le fils qui lui assure l'éternité.
Chaque profession a un vice et un danger qui lui sont attachés.
Dieu n'est qu'une grande volonté pénétrant toutes choses par l'intensité qui lui est propre.
Le respect de la vie concerne celle qui est là, pas celle qui pourrait être. C'est pourquoi l'avortement, comme la contraception, sont non seulement des droits essentiels, mais encore des moyens de respecter profondément la vie en lui évitant d'apparaître dans des conditions qui lui seraient défavorables.
Qui s'attache à des inutilités, perd ce qui lui serait utile.
Ce n'est pas la récompense qui élève l'âme, mais le labeur qui lui valut cette récompense.
Une démonstration grandiose de la misérable subjectivité de l'homme qui lui fait tout rapporter à lui-même est offerte par l'astrologie qui met en rapport la trajectoire des grands corps célestes et le misérable moi.
La force qui, semblable à la gravitation, nous incite à rechercher notre bien-être ne peut être contenue que par les obstacles qui lui sont opposés.
Quand celui qui jeûne boit ou mange par mégarde, qu'il poursuive son jeûne. C'est Dieu qui l'a nourri et qui lui a donné à boire.
Qui possède trouve qui lui donne.
La force morale consiste à transformer en vertu le vice qui lui correspond.
Tout homme reçoit deux sortes d'éducation : l'une qui lui est donnée par les autres, et l'autre, beaucoup plus importante, qu'il se donne à lui-même.
Un homme riche, quoi qu'il fasse, qu'il jette sa femme vieillie au rebut, qu'il abandonne sa mère sans secours, qu'il vole ceux qui lui ont confié leur argent, garde toujours la considération de ses amis.
L'homme vraiment libre ne veut que ce qu'il peut, et fait ce qui lui plaît.
La vie sociale consiste à détruire ce qui lui donne son arôme.
La Joconde sourit parce que tous ceux qui lui ont dessiné des moustaches sont morts.
Il en voulait à la vie de cette maladie sur laquelle il n'avait aucun pouvoir et qui lui gâchait le meilleur de son existence.
Le partage d'argent est ce qui lui donne sa valeur.
Si marcher sur deux jambes n'est pas naturel à l'homme, c'est quand même une invention qui lui fait honneur.
Mais qu'est ce qui lui arrive à la 2, il faut faire chauffer l'appareil ou quoi ?
Je connais par bonheurUn passeur de lumièreAmoureux des étoilesEt curieux de la TerreEmporté par son rêveA des années lumièresUn jour il est partiJusqu'au soleil du désertPour suivre une comèteQui lui faisait de l'oeilA travers sa lunette...
Le bon terreau pour un changement de paradigme, c'est de préparer sérieusement la société qui lui succédera et d'inlassablement informer les peuples sur la réalité du système.
L'écrivain souhaite des lecteurs qui lui ressemblent et lui soient tout juste inférieurs : à son image, mais plus naïfs.
Au commencement, Dieu ne savait pas qu'Il était Dieu, puisqu'Il était tout seul. Pour savoir qu'on est Dieu, il faut être deux : un qui est Dieu, et l'autre qui lui dit : "Mon Dieu".
Elle pleure pour tellement de raisons qu'elle n'a pas envie d'y penser. C'est toute sa vie qui lui revient dans la figure. Alors, pour se protéger un peu, elle se qu'elle pleure pour le plaisir de pleurer et c'est tout.
Si l'homme n'a pas le pouvoir de modeler le monde à sa convenance, il a du moins celui de tailler des verres qui lui permettent de le faire apparaître à peu près comme il veut.
Foule : immense théâtre ambulant où chacun désespère d'obtenir un rôle qui lui permette d'en sortir.
Les conflits, la vie des Etats n'étant pas immobile, se transforment en questions de puissance, celui qui la possède fait ce qui lui plaît.
Il y a deux femmes dans la femme. La première est un animal, doux, dévoué par nature ; la seconde un animal fou, méchant, trouvant un âpre plaisir aux souffrances de ce qui lui est associé dans la vie.
Un fou, c'est un homme qui croit tout ce qui lui vient à l'esprit.
Un bon livre est un livre qui assure le contact avec l'enfant, qui l'aide à vivre, qui lui apprend à vivre, tout en le passionnant, qui exerce le sens critique de l'enfant en lui offrant des modèles positifs et négatifs.
Chaque langue est infiniment riche et propose une grille de l'univers qui lui est propre.
Dans la nature, le lion ne prélève pas au-delà de ce qui lui est nécessaire. Il n'a pas d'entrepôt ni de banque d'antilopes.
Et si vous ne donnez pas ce que l'autre attend, consciemment ou inconsciemment, ce qui lui est nécessaire, vous ne lui avez pas donné.
Le mépris pour une fonction se marque d'abord par la rémunération plus ou moins dérisoire qui lui est accordée.
Pour le petit Parisien, il existe un instant crucial, initiatique, c'est celui où, ayant compris le système des correspondances du métro, il contemple le petit rectangle de carton qui lui livre l'immense labyrinthe et avec lui toute la ville.
L'homme est le seul animal qui fasse du feu, ce qui lui a donné l'empire du monde.
Lorsque mon fils Noah sera à l'école avec ses amis qui lui montreront des photos de moi en bikini, il sera horrifié.
Bizet n'était pas un rival, c'était un frère d'armes ; je me retrempais au contact de cette haute raison parée d'une blague intarissable, de ce caractère fortement trempé que nul déboire ne pouvait abattre. Avant d'être un musicien, Georges Bizet était un homme, et c'est peut-être, plus que tout, ce qui lui a nui.
Un homme qui ne se fait pas valoir décourage ceux qui lui veulent du bien.
Il n'y a qu'une souffrance, une seule, il n'en existe autre qui lui soit comparable. C'est de ne pas être libre de disposer de soi-même!