Les Italiens, depuis des siècles, aiment la musique avec transport. Le Dante dans le poème du Purgatoire rencontre un des meilleurs chanteurs de son temps ; il lui demande un de ses airs délicieux, et les âmes ravies s'oublient en l'écoutant jusqu'à ce que leur gardien le rappelle.
La lecture d'un poème, quel que soit son auteur, me réconcilie avec moi. L'écoute d'une symphonie me réconcilie avec les autres : c'est pourquoi je ne vais au concert que six ou sept fois par an.
Je veux dédier ce poèmeA toutes les femmes qu'on aimePendant quelques instants secrets,A celles qu'on connaît à peine,Qu'un dessin différents entraîneEt qu'on ne retrouve jamais.
Ne parle pas d'aimer ; ton ventre, je le mords.Mon poème trop plein, c'est en toi qu'il se vide.Moite femelle, en toi j'apprends que je suis mort,Epanoui comme un volcan qui se suicide.
Elle était jeune et belle. Aussi belle qu'un poème romantique. Moi, à la place de l'assassin, je lui aurais fait l'amour trois jours et trois nuits, sans manger et sans boire. Sans fumer. Elle serait morte de plaisir. Moi aussi sans doute.
Par la prose je m'exprime. Par le poème je m'extrapole.
J'ai toujours voulu devenir acteur, et il me semble que cela a débuté du jour où, au jardin d'enfants, j'ai récité un poème : Le Rouge-gorge du printemps. Les gens ont applaudi. J'ai aimé le bruit que cela faisait. Je l'aime toujours.