Ce que l'on perd par l'épée, on doit le reprendre par l'épée
Rien ne m'exaspère davantage que les gens qui parlent sans cesse d'eux-mêmes sous prétexte que c'est le seul sujet qu'ils connaissent. On perd, en les écoutant, un temps précieux qu'on pourrait consacrer à sa propre personne.
Tout est dit dans mes chansons. Seulement, ce n'est pas raconté de façon prosaïque, c'est enjolivé. L'essentiel est dedans...Alors à quoi bon en parler ? Si je me mets à parler, ça perd de son intérêt. Moi, je suggère. C'est le public qui fait le reste.
Ce qui nous arrive sur terre se perd dans l'infini rayonnement de l'éternité.
Qui perd un ami, descend un pas.
C'est l'imagination qui perd les batailles.
Ne se considérant pas comme un citoyen, le colonisé perd également l'espoir de voir son fils en devenir un. Bientôt, y renonçant de lui-même, il n'en forme plus le projet, l'élimine de ses ambitions paternelles, et ne lui fait aucune place dans sa pédagogie.
Qui perd la mémoire se ruine.
L'homme ne perd jamais ce besoin de chercher hors de lui des responsables à ses infortunes.
L'homme meurt autant de fois qu'il perd l'un des siens.
On se fait des amis et on en perd, mais on accumule les ennemis.
Tel qui trahit se perd, et les autres avec lui.
Dans les urnes au moins, le pouvoir ne se perd pas comme par mégarde. Pour le laisser échapper, comme d'ailleurs pour l'obtenir, il faut y mettre du sien - et c'est heureux.