Quand j'étais petit, j'avais l'habitude d'embarrasser mes parents.
Mes parents ont travaillé très fort pour communiquer d'autres valeurs qu'ils jugeaient importantes, telles que l'intégrité, le courage, l'humilité, le traitement des autres avec dignité et respect et la soif de connaissances.
Par pudeur et timidité, je n'ai jamais osé dire à mes parents que je voulais être acteur.
Depuis la mort de mes parents, je les croise, dans les rues, même à l'étranger, voûtés, marchant à pas menus. Ils reviennent me hanter sous la forme d'inconnus, tous les seniors de France me parlent d'eux, me donnent de leurs nouvelles.
Alors j'ai choisi l'arme ultime: une grève de la faim. C'est un moyen terrible, vous savez. Mes parents se sont affolés, et ont cédé au bout de quelques jours. Je ne servirais plus mes frères: "Ni à table, ni dans la chambre, ni jamais !" ai-je exigé. Ce fut au fond ma première victoire féministe.
L'amour est une tentative aussi fringante qu'autrefois. Je comprenais que, malgré les chagrins, les erreurs, les échecs et la défaite, j'avais, grâce à mes parents, le goût du bonheur, du combat et des victoires.
Je suis né à Montreuil en Seine saint-Denis. Je ne suis donc pas un immigré [...] et mes parents étaient français. Mais mes origines sont en effet berbères et mon nom signifie en effet olivier en berbère.
C'est une vérité, je suis la mauvaise étoile de mes parents.
Quand j'ai dit à mes parents: «Je serai un acteur», ils ont crié, pleuré.
J'ai lu, écris, et écouté de la musique depuis mon enfance. Mes parents étaient de vrais rats de bibliothèque. Ils avaient lu tout ce qui est possible de lire dans le monde entier. Ils m'avaient communiqué leur passion donc j'étais toujours curieux des choses de l'esprit.
Mes parents ne l'avaient pas inventé, c'était une hiérarchie tout à fait commune et pratiquée par tous dans le même milieu que le nôtre : les filles servaient les garçons. (...) Servir mes frères que je trouvais complètement cancres alors que je m'éveillais à la vie, je trouvais cela très injuste.
Secrètement, mon Maître et mes parents s'étaient donné un an pour me préparer à l'examen d'entrée à l'école de danse de l'Opéra. Une série d'épreuves m'attendaient, dont je n'imaginais pas la difficulté...