Qu'aimable est la vertu que la grâce environne !
Il est difficile de rencontrer un ami de la vertu.
Peu d'hommes ont la vertu de résister au plus offrant.
La vertu humaine a besoin de champions et de martyrs.
L'éducation doit avoir deux fondements : la morale comme support de la vertu, la prudence comme défense de soi contre les vices des autres. En laissant la balance pencher du côté de la morale, vous ne faites que des dupes ou des martyrs ; en le laissant pencher vers l'autre, vous faites des égoïstes calculateurs.
La vertu a cela d'heureux qu'elle se suffit à elle-même.
Certains des livres les plus célèbres sont ceux qui valent le moins la peine d'être lus. Leur renommée était due au fait qu'ils avaient fait quelque chose qui devait être fait à leur époque. Le travail est fait et la vertu du livre a expiré.
Il n'y a guère de vanité dans la vertu qui s'aime et le fait savoir.
Si vous admettez au rang de vos amis ceux qui flattent vos penchants coupables, vous ne trouverez dans votre vie personne qui, pour vous porter à la vertu, veuille s'exposer à vous déplaire.
La richesse sert le vice bien plus que la vertu.
La femme, qui, à toutes les époques, eut la vertu fâcheuse de rendre bavards les imbéciles, renferme de bons éléments qu'un délicat parfois utilise pour se faire à soi-même une belle illusion. Toutefois, elle fait un divertissement qui peut nuire à notre concentration et compromettre les expériences que nous voulons tenter.
Ce n'est point la vertu, c'est le vice qui coûte.
À mes yeux, la vertu n'est pas photogénique.
C'est la faute qui fait la vertu.
Une des propriétés de la vertu, c'est de ne pas exciter l'envie.
L'homme peut aspirer à la vertu, mais il ne peut raisonnablement aspirer à la vérité.